Renault prévoit un marché auto français fort au 1er semestre

Renault prévoit un marché auto français fort au 1er semestre

Renault s’attend à ce que le marché automobile français reste fort au premier semestre 2010, a déclaré Bernard Cambier, directeur commercial de la filiale française, dans une interview sur BFM Radio. Le constructeur automobile a également indiqué qu’il comptait compenser intégralement la baisse de la prime à la casse au cours des deux premiers mois de l’année. L’aide de l’Etat pour l’achat d’une voiture neuve est passée à 700 euros depuis le 1er janvier 2010, tandis que la prime à la casse était jusqu’alors de 1.000 euros. La forte croissance des ventes en fin d’année s’explique par la baisse programmée de la prime à la casse ainsi que par la faible base de comparaison, en décembre 2008. «Le directeur des ventes en France s’est exprimé sur BFM sur un ton très positif et optimiste pour la fin de 2009 et début 2010», souligne un trader parisien qui n’a pas souhaité être nommé.
«Il a notamment indiqué que les ventes des dernières semaines de l’année ont été bonnes, les mesures gouvernementales ayant apporté un soutien important au marché jusque dans les derniers jours de l’année», dit-il encore. Bernard Cambier a ainsi fait état d’une «hausse de plus de 90%» des ventes de Renault et Dacia en France au mois de décembre, à comparer avec une progression prévue de 45% pour la totalité du marché français. «Nous avons gagné un point de part de marché en 2009», a précisé le directeur commercial de Renault France.
Le patron de la filiale a indiqué que Renault avait enregistré une croissance d’environ 14% en France sur l’ensemble de l’année 2009, tandis que le marché automobile français a progressé de 10,5%.
Des analystes financiers estiment néanmoins que l’arrêt de la prime à la casse risque à terme de nuire à la rentabilité des constructeurs automobile. «Avec l’arrêt définitif de la prime à la casse, le marché automobile français pourra souffrir. Si les constructeurs compensent les primes, cela se fera au détriment de leur rentabilité», fait remarquer Bertrand Michaud, analyste chez Louis Capital Markets.

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