Renault Scénic 1.5 dCi : toujours dans le coup

Renault Scénic 1.5 dCi : toujours dans le coup

A l’heure où les acheteurs de monospaces compacts attendent avec impatience l’arrivée sur le marché marocain du Citroën C4 Picasso, le Scénic de Renault opère un retour en force aux devants de la scène. Renault Maroc vient en effet de le (re)lancer dans sa nouvelle version, légèrement restylée de l’extérieur, mais revisitée à l’intérieur et au niveau de ses trains roulants.
Passé sur la table du lifting, ou plutôt du toilettage, le Scénic n’a eu droit qu’à de minimes évolutions. A l’avant: une nouvelle calandre, une prise d’air plus large au bouclier, des antibrouillards repoussés aux coins et des blocs de projecteurs à fond modifié. La partie arrière évolue tout aussi subtilement avec comme principal aspect inédit : des feux à diodes électroluminescentes (LED). Pour le reste, rien d’autre de vraiment nouveau, si ce n’est la disponibilité de couleurs inédites de carrosserie venant compléter les sept teintes existantes sur la version précédente. C’est clair : l’objectif des designers de la marque s’est bel et bien limité à actualiser la ligne du Scénic en prenant soin de ne pas la dénaturer.
On ne change pas une équipe qui gagne. Car, qu’on le veuille ou non, le look original du Scénic fait et continue à faire beaucoup d’adeptes. Et, au-delà de ses lignes tranchantes, le monospace compact de Renault reste assez imposant par son gabarit et ses proportions. Avec ses 1,62 mètre de hauteur, il a de quoi faire de l’ombre à bien des véhicules. Tel est, entre autres, le sentiment que l’on a lorsqu’on y prend place. D’une part, le conducteur domine la route, puis d’autre part et dans un tout autre registre, le Scénic ne passe pas inaperçu. Il en jette comme on dit…
Mais avant même d’aller à l’assaut des grands boulevards, l’intérieur du "nouveau" Scénic interpelle à plus d’un titre. Outre une sellerie en tissu beige du plus bel effet, on apprécie les matériaux qui habillent les différents panneaux intérieurs et en particulier les plastiques agréables au toucher qui recouvrent la planche de bord. A ce niveau-là du véhicule, la qualité perçue est encore plus perceptible.
Moderne par sa présentation et son ergonomie, la planche de bord se caractérise par un combiné d’instrumentation disposé au milieu qui forme un grand V avec la console centrale et le levier de vitesses. L’implantation haute de ce dernier, combinée à l’absence de levier de frein à main, permet de dégager un rangement en prolongement avec l’accoudoir central avant. Et des espaces de rangement, le Scénic en regorge à foison : trappes sous plancher avant et arrière, tiroirs sous sièges arrière, rangement fermé sur les portes avant ou encore, boîte (de 17 litres) à gant réfrigérée pouvant accueillir une grande bouteille d’eau. D’autres aménagement astucieux participent au confort à bord lors des longs déplacements. C’est le cas par exemple du siège central arrière qui se replie en guise de tablette ou encore, du miroir grossissant qui permet aux parents de mieux surveiller les enfants installés à l’arrière. Question équipement, la version essayée (Confort Expression) met le paquet : climatisation automatique à deux zones, 6 airbags (frontaux, latéraux et rideaux), ordinateur de bord, autoradio avec chargeur CD et commandes au volant, allumage automatique des phares, capteur de pluie et même des rideaux pare-soleil latéraux à l’arrière. Bref, que d’ingrédients pour agrémenter la vie à bord, surtout lorsqu’il s’agit de partir en vacances.
Là-encore, on ne peut qu’être élogieux par rapport à ce véhicule. Au-delà de certains automatismes (démarrage par carte et bouton poussoir ; frein de parking automatique), le monospace compact de Renault est une voiture vraiment agréable à vivre. Là-encore et surtout sur le plan dynamique, il revient à dire que le Scénic est toujours d’actualité. D’abord par la souplesse et le répondant de son moteur 1.5 dCi. Un Diesel common rail de 100 chevaux, offrant assez de couple à bas régime et brillant par deux principales qualités : une meilleure isolation vibratoire et une consommation modérée, même en ville (6,3 l/100 km). Ensuite, par sa tenue de route, rassurante et assez proche de celle d’une berline. Malgré son centre de gravité haut, le Scénic n’accuse pas de roulis, même lors des passages en virages.

Le verdict :
Difficile de dire que le Scénic profite toujours d’une voie royale dans le marché des monospaces compacts. Un segment de plus en plus peuplé et marquant l’arrivée de nouveaux venus. Mais il faut dire les choses telles qu’elles sont : face au Verso de Toyota et surtout au C4 Picasso de Citroën, le Scénic reste un modèle de référence et même une carte dure à abattre. Pour preuve, avec 652 exemplaires vendus en 2006, le monospace du losange a repris, au Maroc, le leadership du segment à son rival de chez Toyota. Cela, alors que la version restylée n’était pas encore lancée. Et puis, affiché, tel qu’il est équipé et motorisé, à 242.600 DH TTC, le Scénic reste finalement un très bon compromis.

La technique :
4 cylindres en ligne. 1.461 cm3. Turbo Diesel par injection directe à rampe commune. 100 ch/200 Nm. Boîte manuelle à cinq rapports. 5,1 l/100 km en consommation mixte. 172 km/h en vitesse de pointe. ABS avec répartiteur de freinage. Jantes en alu et pneus de 16’’.

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