Salon : Quand le sport s’invite fort à Francfort

Salon : Quand le sport s’invite fort à Francfort

En ce jour du mercredi 14 septembre 2011, à l’heure où vous lisez ces lignes, celui qui les a écrites est en train de sillonner les dédales du Salon de Francfort. En effet, ALM couvre cette grande biennale automobile (ce Salon se tient une fois tous les deux ans en alternance avec celui de Paris) et ce, durant ses deux premières journées strictement dédiées à la presse. En attendant un reportage complet, rien ne nous empêchait de vous donner un avant-goût de ce que réserve cette 64ème édition du «Frankfurt Motor Show». Un rendez-vous que les constructeurs automobiles ne ratent sous aucun prétexte, qu’ils soient généralistes ou badgés d’un logo haut de gamme. S’agissant des premiers, quelques grandes nouveautés feront leurs révélations en avant-première mondiale. Parmi elles, on pourrait notamment citer quelques nouveaux modèles comme le CX-5 de Mazda, Volkswagen Up!, les toutes nouvelles générations des Fiat Panda, Honda Civic, Renault Twingo, Toyota Yaris, ou encore, des automobiles restylées comme la Hyundai i30. Mais ce sont bien les sportives qui tiendront le haut du pavé durant cette grand-messe automobile. À commencer par Alfa Romeo (ordre alphabétique oblige) qui exhibera une nouvelle version de sa 4C Concept. Préfigurant un modèle de série attendu pour 2013, ce petit coupé exhale autant d’émotion que sa grande sœur, la désormais célèbre 8C. Au-delà du style, la 4C dispose de tout le pedigree de l’authentique coupé sportif à deux places : structure légère (850 kg) en fibre de carbone et aluminium, propulsion à moteur central arrière et moteur de 200 chevaux de la Giulietta Quadrifoglio Verde. Dans un autre registre, plus proportionné et ciblant immédiatement une clientèle «executive», Audi profite de Francfort pour lancer toute une salve : celle de trois nouveautés dans sa gamme S, à savoir les S6, S7 et S8. Et c’est bien cette dernière qui place la dragée haute sur le plan mécanique, bien qu’elle troque son ancien 5,2 litres V10 –tendances vertes de downsizing obligent– pour un nouveau V8 4.0 biturbo qui «crache» une puissance de 520 chevaux et un couple de 650 Nm. C’est bien plus que toutes les A8 de l’histoire, y compris la version W12 qui culminait à 500 ch. Outre ses trains roulants revisités et ses performances de haute volée (0 à 100 km en 4,2 sec), cette nouvelle S8 consomme 23% de moins que celle qu’elle remplace, avec une moyenne de 13,2 l/100 km selon le constructeur aux anneaux. De hautes performances également pour Bentley, mais décoiffantes celles-ci, puisqu’il s’agit de la nouvelle Continental GTC. Un cabriolet de rêve et de grand tourisme qui reprend le profil général de l’ancienne version, mais avec des attributs stylistiques actuels, en l’occurrence ceux de la grande berline Mulsanne. Mais c’est bien sous le capot que s’opère le plus gros changement, puisque le W12 de 6,0 litres de cylindrée développe désormais 575 ch et 700 Nm (contre 560 ch et 650 Nm auparavant). Un bloc associé à une nouvelle boîte ZF à 6 vitesses et pouvant accélérer de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et, champignon au plancher, à 314 km/h ! Pour le reste, signalons une capote à tissu multicouche et un habitacle spacieux pour quatre adultes. Autre bolide inédit et 2+2, celui que présente BMW n’est pour l’instant qu’au stade de prototype. Il s’agit du i8 Concept, l’un des futurs modèles phares de la gamme «i» de la marque à l’hélice. Outre une ligne futuriste (nez ultra-fin, flancs transparents, ouvertures des portes en élytre…), c’est surtout par sa motorisation hybride rechargeable que l’i8 se diffère des autres BMW. Une propulsion à quatre roues motrices, assurée par un trois-cylindres de 223 ch transmettant ses 300 Nm de couple à l’essieu arrière, lequel est associé à un moteur électrique de 96 kW (131 ch) et relié, lui, à l’essieu avant. Le tout, pour une puissance totale de 353 ch et 550 Nm. L’autonomie du bloc électrique est de 35 km, ce qui veut dire qu’elle est calculée pour une utilisation journalière, puisque les batteries au lithium-ion sont rechargeables sur une prise électrique. Sur le stand de Ferrari, c’est la 458 qui assure la vedette à Francfort, mais dans sa toute nouvelle version découvrable. C’est donc la 458 Spider qui exhibe ses nouveaux charmes, offrant le choix du «top-less» ou du toit rigide articulé. Un mécanisme simplifié pour un déploiement express (14 secondes), mais également allégé (-25 kg) pour ne pas greffer les performances routières de ce cheval cabré. Car, avec un V8 (atmo) à injection directe de 570 ch et un couple de 540 Nm, associé à une transmission F1 à double embrayage et palettes au volant, la 458 Spider est une authentique fille de Modène, capable du zéro à cent en moins de 3,5 secondes et d’une vitesse de pointe supérieure à 320 km/h. Du côté de Jaguar, le futur petit frère du coupé XK est toujours d’actualité. Après le concept C-X75 qui avait fait sensation lors du dernier Mondial de l’Automobile à Paris, ce coupé compact prend forme, bien que son look ne soit pas encore définitif. Baptisée C-X16 Concept, cette stricte deux places arbore, elle aussi, un design à couper le souffle et une base roulante inédite dans l’histoire de la marque au félin, puisqu’il s’agit d’une propulsion hybride. Le bien connu 3.0 l V6 Supercharged (à compresseur) de 380 ch (et 450 Nm) est appuyé par un moteur électrique de 95 ch et 235 Nm. L’ensemble est associé à une boîte automatique à huit rapports et il est capable de signer de belles perf’s sur circuit, soit le 0 à 100 km/h en 4,4 sec et une vitesse maxi de 300 km/h ! Autre barquette à connotation sportive, la version 55 AMG du roadster SLK sera l’une des grandes attractions sur le stand de Mercedes. Et pour cause, aucun autre véhicule du segment n’offre une fiche technique aussi prodigieuse. Ainsi, comme son nom le laisse deviner, le SLK 55 AMG cache sous son capot un bloc de 5,5 litres de cylindrée. Un gros V8 qui offre une cavalerie conséquente (422 ch) et un couple élevé (540 Nm), avec à la clé, des accélérations ahurissantes. Le 0 à 100 km/h s’exécute en 4,5 sec, alors que la vitesse de pointe est électroniquement bridée à 250 km/h. De quoi calmer les puristes aficionados de la marque à l’étoile au lendemain de l’annonce d’une version diesel (250 CD). Enfin chez Porsche, c’est une icône qui profitera de Francfort –une exhibition qui se joue à domicile– pour pointer son ultime réinterprétation. Il s’agit bien sûr de la toute nouvelle 911 (type 991), toujours fidèle à sa forme originelle, mais avec quelques évolutions extérieures comme ces phares soulignés par une bande de diodes, des feux arrière inédits et un bouclier arrière affiné. Mais c’est bien dans ses entrailles que la Nine-eleven évolue le plus. Cockpit à inspiration «panamériste», empattement rallongé (+ 10 cm), poids réduit (jusqu’à – 45 kg), puis surtout un flat-six totalement revisité puisqu’il diminue sa cylindrée (de 3,6 à 3,4 l), adopte le système Stop/Start et voit sa puissance augmenter à 350 chevaux (version Carrera). De quoi entretenir le mythe, au grand bonheur des «Porschistes» qui attendent impatiemment décembre prochain, date du lancement officiel de cette nouvelle 911.

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