Santana PS10 : Il passe partout !

Santana PS10 : Il passe partout !

Santana vous connaissez ? Non, pas le très célèbre guitariste, mais un constructeur spécialisé dans les 4×4 de franchissement. Rassurez-vous, au Maroc comme ailleurs, peu de gens connaissent ce petit constructeur espagnol dont le nom est en fait la contraction de Santa Ana, petite ville en Andalousie où il siège.
Du coup, une légère marche arrière dans l’histoire de la marque s’impose. Celle-ci, fondée en 1956, commence par fabriquer des machines agricoles avant de signer, deux ans plus tard, un contrat avec Rover Limited, pour produire des Land Rover Defender sous licence. L’accord durera jusqu’en 1983, et quelque 279.848 unités auront été produites par Santana, qui doit cependant trouver un autre partenaire. Ce sera chose faite trois ans plus tard, et c’est le Japonais Suzuki qui lui accorde la production de certains de ses 4×4 en Europe. Une alliance qui sera fructueuse de part et d’autre, puisque le modèle en question n’est autre que le Samurai, un petit 4×4 dont le faible coût de production le rend très accessible aux familles en Espagne comme en Europe. Le Samurai bouleverse même les marchés du vieux continent, où l’on assiste alors à l’éclosion des petits 4×4 urbains. Suivra ensuite le Jimny qui rencontrera tout autant le succès. Forte de ces deux expériences (celles de deux grands spécialistes du 4×4), Santana décide alors de lancer son propre modèle. Nous sommes alors en 1998 et le Conseil d’administration de la marque andalouse inaugure le projet «PS10», portant sur la création d’un véhicule pratique et fortement axé sur une utilisation professionnelle. En d’autres termes : un 4×4 authentique. Le projet est finalisé en 2002, année où Santana présente au Salon de Val d’Isère (exhibition réservée aux 4×4) le PS 10, également appelé Anibal. Très rustique d’apparence, ce 4×4 a du mal a masquer son inspiration anglo-japonaise, à l’exception de sa face avant à optiques rondes. Ligne imposante, profil haut, flancs droits et surfaces vitrées carrées… le PS10 reprend la ligne générale de ses aïeuls, eux mêmes inspirés du célèbre Land Rover Defender. Ce dernier, qui est d’ailleurs toujours fabriqué, est aussi son principal voire unique, concurrent. Tout aussi classique, la partie arrière reçoit une porte arrière verticale, dont la taille et l’ouverture privilégie surtout le chargement d’objets volumineux. Il est clair qu’avec un tel look, le PS10 n’entend pas séduire les clients très «à la mode» ou les plus avertis des derniers canons stylistiques automobiles. A son bord, la présentation est spartiate donnant plus dans l’utilitaire qu’autre chose, avec toute fois une petite fantaisie : la climatisation (manuelle bien sûr). Un plus indéniable et un équipement vital pour les passagers de cet authentique baroudeur du désert. Sous son capot, un quatre-cylindres 2.8 l turbo diesel de 125 ch. D’origine Iveco, ce bloc reste suffisant pour tracter les deux tonnes de ce mastodonte. Il est relié à une boîte manuelle classique à cinq rapports et à un réservoir de 100 litres, ce qui permet de parcourir de longues distances sans ravitaillement.
Vous l’aurez compris, le Santana a surtout la prétention d’être endurant et de pouvoir passer partout. Et il en les moyens : châssis échelle (structure à longerons), garde au sol de 22 cm, boîte de transfert (2×4, 4×4 et 4×4 Low) et essieux rigides, combinant lames paraboliques et amortisseurs télescopiques. Celles-ci autorisent de grands débattements des suspensions, impressionnantes visuellement, comme on a pu le constater lors d’une randonnée dans le Sud marocain. Quelle que soit la surface: sablonneuse, rocailleuse, voire impraticable, le Santana PS10 outrepasse avec une témérité remarquable. Il ne craint pas l’eau non plus, pouvant traverser des gués de 50 cm. A voir ce qu’est capable d’endurer le PS10, on serait tenté de croire qu’il est né pour souffrir ! C’est un 4×4 pur et dur dont les capacités de franchissement ouvrent toutes les portes, même celles du désert. Aussi, Abdelhaq Laraki ne peut s’empêcher d’avancer : «La route du Santana commence là où celle de beaucoup de 4×4 s’arrête». Très confiant quant au succès de son produit, M. Laraki, administrateur, directeur général d’Univers Motors, était donc de la partie, aux côtés des responsables de la marque espagnole, ainsi qu’une vingtaine de personnes, venues de tous bords pour participer à cet événement. Parmi elles, des représentants de différents ministères, des colonels et autres officiels des autorités publiques. Car, le PS10 est disponible et également en version militaire et en configuration ambulance. Et puis, avec de telles aptitudes en tout-terrain, le PS10 s’adresse plus à une clientèle professionnelle qu’à des particuliers. En d’autres termes, les marchés publics (et même privés) seront les principaux prospects pour le département commercial de l’importateur du Santana. Reste le prix : 430.000 DH TTC (sans climatisation). Un tarif qui fait du Santana PS10 une bonne alternative face à son concurrent anglais.

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