Seat Exeo 2.0 L TDi : elle gagnerait beaucoup à être connue

Seat Exeo 2.0 L TDi : elle gagnerait beaucoup à être connue

Certaines voitures ont beaucoup de succès, alors qu’elles n’ont pas vraiment de grandes qualités, voire aucune véritable particularité. Mais pour bien d’autres, c’est –malheureusement– l’inverse ! C’est injuste, mais c’est comme ça et c’est justement le cas de l’Exeo, la nouvelle familiale de Seat. D’accord, cela ne fait que quelques mois qu’elle a été lancée sur le marché marocain et plus précisément vers la fin 2009. Mais force est de reconnaître que cette grande berline (4,66 mètres de long) n’a pas encore l’aura commercial qu’elle mérite. Car, l’Exeo est intéressante à plus d’un titre. Abordons sa plastique tout d’abord. Une ligne statutaire. Un regard actuel et expressif. Des flancs qui suggèrent la robustesse. Et comme soupçon d’originalité, des jolis feux qui font que la partie arrière est tout sauf lourde visuellement. Or, cette même poupe abrite une malle à grand volume, capable d’avaler 460 litres de bagages. L’ensemble repose sur de belles jantes en aluminium, chaussées de pneus de 16 pouces. Passons ensuite à son bord. Et là, une seule impression se dégage, renvoyant à un qualificatif : sérieux. Pourquoi ? D’abord, parce que la présentation de l’habitacle est certes moderne, mais n’a rien de folichon ou d’extravagant. On ne saurait non plus parler d’austérité. Surtout qu’une lamelle en aluminium satiné traverse le long de la planche de bord, tandis que l’instrumentation à rétro-éclairage rouge est du plus bel effet, une fois la nuit tombée. Ensuite, Seat étant une marque affiliée au groupe Volkswagen (et à sa division Audi), c’est le «sérieux» et la qualité germanique que l’ont ressent face au poste de conduite. Outre le fait que la planche de bord traduit une nette inspiration des productions VW, l’aspect des matériaux et leur touché montrent qu’il s’agit bien d’une voiture cossue et bien construite. Question équipement, notre modèle d’essai était associé à la finition «Style». Cela signifie qu’il nous sera difficile de lister exhaustivement tout ce qu’offre cette Exeo. Mais disons, qu’en plus des gadgets devenus incontournables sur une familiale aujourd’hui (ABS avec répartiteur, climatisation automatique bizone, ordinateur de bord, autoradio CD-MP3-Aux, rétroviseur intérieur jour/nuit, radar de recul, phares antibrouillard, jantes alu…), on trouve aussi l’installation Bluetooth pour GSM, le contrôle de trajectoire (ESP), le détecteur de pluie, l’allumage automatique des feux, le contrôle de la pression des pneus, l’éclairage de parking (Coming home) ou encore les rétroviseurs rabattables électriquement. À tout cela, s’ajoute un certain confort acoustique et thermique apporté par le vitrage, ainsi que la présence suffisante d’espaces de rangement. Bref, les occupants de l’Exeo sont bien traités, y compris ceux de la banquette même si l’espace aux jambes est correct sans plus. Sur la route, l’Exeo s’avère un régal. Equipée d’un 2.0 litres TDI de 143 chevaux (d’origine VW), cette hispano-allemande montre toute sa bonne volonté au fil des accélérations et au gré du conducteur. Reposant sur le châssis d’une Audi, l’Exeo gomme suffisamment les imperfections de la route. Profitant d’un bon tarage, ses suspensions agissent aussi en faveur d’une tenue de route rigoureuse lorsqu’on évolue à vive allure sur un long parcours. Le freinage est efficace, tandis que l’ESP et l’antipatinage peuvent tempéré les ardeurs d’un conducteur d’un jour que l’on est. À croire qu’il n’y a que des bons points concernant la conduite de cette familiale. Ah, si ! Un reproche : pas de boîte auto. En fait, c’est le constructeur espagnol qui ne la propose pas en Diesel, mais la réserve uniquement au puissant 2.0 l TSi de 20 ch. Rien de grave, surtout que la boîte manuelle est non seulement d’une souplesse appréciable, mais bien étagée et surtout dotée d’un sixième rapport, lequel permet de rouler sur autoroute avec un filet de gaz comme on dit. Le constructeur annonce ainsi une consommation extra-urbaine de l’ordre de 4,3 l/100 km.Très économique, un peu à l’image même du positionnement tarifaire du véhicule. Car, comme on l’a bien miroité d’emblée, il ne faut guère signer un gros chèque pour repartir au volant de l’Exeo. La preuve : notre voiture d’essai, correspondant à la finition intermédiaire, est affichée à 265.000 DH. Du coup, l’Exeo se présente comme un achat rationnel et pertinent. Avis aux acheteurs intelligents, les bons pères de famille notamment.

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