Seat Ibiza 1.9 SDi : belle et abordable

Avec leurs puissants TDi ses Seat Ibiza et Cordoba rencontrent un véritable succès en Europe et répondent pleinement à la nouvelle identité de Seat, qui se positionne désormais aux côtés de Lamborghini et Audi, c’est-à-dire, au sein de la division sportive du groupe Volkswagen. Au Maroc, cette gamme est proposée, mais s’adresse principalement à une certaine clientèle d’amateurs et de connaisseurs en quête de véhicules performants. Pour élargir sa cible, Bavaria Motors, l’importateur exclusif de la marque ibérique, propose, en marge de ces versions musclées et suréquipées, les Ibiza et Cordoba muées du Diesel 1.9 SDi. Objectif : reconquérir des parts de marché, mais sans pour autant dévaloriser l’image de Seat. Le résultat ne s’est pas trop fait attendre, puisqu’avec quelques chevaux de moins, un équipement de sécurité préservé (ABS, quatre airbags) et surtout des tarifs plus doux, le duo Ibiza-Cordoba semble bien décoller actuellement. Pour notre part, nous avons jugé intéressant d’en faire l’essai.
A l’abord de cette citadine, il y a d’abord le look. Dire qu’elle a du chien serait presque un euphémisme! Et pour cause, l’Ibiza est le fruit de M. Walter Da Silva, grand maître du design automobile a qui l’on doit les 147 et 156 du temps où il dessinait pour Alfa Romeo.
Bien qu’elle tourne définitivement la page avec le cubisme de l’ancienne génération, la nouvelle Ibiza en conserve l’allure générale. Mais la carrosserie, fluidifiée à souhait, se dote d’un profil plus dynamique accentué par une ceinture de caisse haute et très inclinée. L’Ibiza tire toute la quintessence de son look par sa face avant au regard belliqueux. Tandis que la partie arrière séduit par des blocs de feux longilignes et intégrant des pastilles rondes. Bref, l’ensemble parvient à trouver un bel équilibre entre agressivité et élégance. S’étirant sur une longueur de près de 4 mètres, la citadine espagnole profite d’un empattement (distance entre les deux roues) suffisant pour offrir l’un des habitacles les plus vastes de la catégorie. Idem pour le coffre dont les 267 litres de capacité peuvent être accrus grâce à la banquette rabattable en deux parties.
Celle-ci, dotée d’appuis-tête et d’un espace aux jambes décent, est parfaitement taillée pour transporter trois adultes. Outre une présentation plaisante, la planche de bord se distingue par des matériaux de bonne facture, autant sur le plan de la qualité, que sur celui de l’assemblage. Dans sa livrée Stella (finition de base), l’équipement n’est pourtant pas sacrifié : ABS, airbags frontaux et latéraux à l’avant (quatre au total), lève-vitres électriques avant à impulsion et antipincement, verrouillage centralisé et commandé à distance, radio-cassette à quatre haut-parleurs… La climatisation, elle, reste en option, moyennant un supplément de 10.000 DH. En revanche, le conducteur trouvera parfaitement sa position au poste de conduite, disposant du réglage en hauteur pour le volant, comme pour son siège.
Mécaniquement, cette Ibiza s’anime du bloc 1.9 SDi doté d’une injection multipoint et ne manquant pas de nerfs avec ses 64 ch. Une puissance qui s’avère largement suffisante pour la circulation en ville, servie par une boîte aux trois premiers rapports bien étagés et à commande souple et précise. Sur la route et pour plus d’allant, il faudra en revanche pousser un peu plus cette cavalerie en haut du compte-tours, tout en affichant un appétit modeste pour le gazole. Reposant sur le châssis de la nouvelle Volkswagen Polo, la citadine espagnole s’en distingue cependant par un comportement plus rigoureux avec des suspensions filtrant mieux les inégalités de la route et sans mouvement de pompage.

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