Seat Ibiza  : Ibère et fière de l’être

Seat Ibiza  : Ibère et fière de l’être

Généralement, le renouvellement d’un modèle donne lieu à un autre, certes, plus grand et mieux équipé, mais malheureusement alourdi. Chez Seat, la tendance est inverse. Du moins, pour ce qui est de la nouvelle génération de l’Ibiza.
Celle-ci glane 7,5 cm en longueur, laquelle dépasse désormais le cap des 4 mètres (4,05 m précisément). Plus grande visuellement, l’espagnole l’est également à l’intérieur avec une habitabilité qui progresse et un coffre qui passe à 292 litres, soit 25 de plus que celui de l’ancien modèle. En fait, il faudrait remarquer que la nouvelle Ibiza repose sur une nouvelle plate-forme, celle-là même qui sera adoptée par de futures productions du groupe Volkswagen (propriétaire de Seat), comme la prochaine génération de la VW Polo ainsi que l’Audi A1. Un châssis inédit, plus rigide et relié à des trains roulants eux-aussi améliorés. Autre progrès structurel, l’utilisation d’aciers à plus haute résistance, lesquels ont été déterminants pour l’obtention des 5 étoiles (avec un score élevé de 34 points) lors des crash-tests EuroNCAP.
Mais pour certains clients, ce sont les équipements nouvellement intégrés qui constitueront un leitmotiv d’achat. Dans ce registre, l’Ibiza peut recevoir en option, une aide au démarrage en côte, des phares bi-xénon à éclairage adaptatifs (AFS), un capteur de la pression des pneus. La version de base, elle, se veut d’emblée complète incluant notamment, le double airbag, l’ABS avec répartiteur (EBV), la climatisation, l’autoradio CD avec décodeur MP3 et prise auxilliaire pour connecter un iPod. Et lorsqu’on apprend, après tout cela, que la nouvelle Ibiza pèse moins d’une tonne dans ses versions d’entrée de gamme et pas plus de 1045 kilos dans d’autres plus huppées, la réduction pondérale, se situant entre 25 et 50 kg, s’avère ainsi une véritable prouesse de la part des concepteurs !
Du coup et avec un tel allégement, il s’explique plus aisément comment l’Ibiza serait bien meilleure que sa devancière, sur le plan dynamique, comme à la pompe. Et mécaniquement, l’Ibiza importée offre le choix entre trois moteurs à savoir, les blocs essence 1.2 litre (3 cylindres en ligne) de 70 chevaux et 1.4 l de 85 ch et le Diesel 1.4 TDI de 80 ch. Des motorisations déclinées en deux finitions (Reference et Pack Stylance), qu’il est possible d’enrichir à coups d’option chez Bavaria Motors. Dans la même veine, les clients les plus exigeants pourront, via une commande spéciale, se faire livrer des versions plus puissantes telles que la 1.6 l de 105 ch avec boîte DSG (à double embrayage d’origine Audi) ou encore, l’Ibiza SC (pour Sport Coupé) 1.9 TDI FR de 130 ch.
Et le style alors ? Sur le dossier de presse, les marketteurs de Seat parlent d’«une ligne en relief taillée», d’un «caractère racé» ou encore d’une nouvelle tendance stylistique dite «Arrow Design» (design en flèche). A ce bla-bla marketing, nous, on préfèrera utiliser des mots plus simples et parler d’un look moins timide et plus expressif. Un design totalement nouveau, que l’on doit à un certain Luc Donckerwolke, ex-designer en chef de… Lamborghini. Et pour strictement juger son travail stylistique, on dira que ce gars est très fort. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a réussi à effectuer une totale refonte de l’Ibiza, tout en préservant les «fondements» du design actuel de Seat. On retrouve ainsi ces deux nervures sur les côtés et un pavillon arqué dictant la forme du vitrage latéral. Inutile de poursuivre le descriptif, cette ibère a du chien ! Et au-delà de son physique, et avec un ticket d’entrée fixé à 155.000 DH, c’est aussi sur ses tarifs qu’elle pourra compter pour séduire. Et elle est appelée à le faire. Bavaria Motors compte ainsi en livrer 400 à 500 unités en année pleine comme 2009.

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