Seat Toledo : une Familiale Transgénique

Seat Toledo : une Familiale Transgénique

Poursuivant le renouvellement de sa gamme, Seat a présenté en septembre dernier au Mondial de Paris, la nouvelle Toledo. Troisième du nom, cette familiale n’en est, cependant, presque plus une. Du moins visuellement. Car, au moment, où cette catégorie de véhicules (celle des familiales) voit se disputer des berlines toutes aussi classiques les unes que les autres, la nouvelle Toledo, elle, se présente comme un modèle à part, anticonformiste, voire original. En effet, de la sage berline à trois volumes, la familiale espagnole s’est métamorphosée en un monovolume au profil dynamique.
Une rupture totale avec sa devancière, mais pas avec l’Altea, dont elle suit le chemin tracé, en reprenant autant le concept architectural que des composants techniques, comme le châssis et les motorisations. Idem pour un bon nombre de panneaux de carrosserie qui avaient été inaugurés par le «monosport» de la marque (l’Altea). On pense notamment à ces flancs savamment sculptés et surtout, à cette face avant agressive qui arbore un capot plongeant et des projecteurs effilés. En revanche, la partie arrière elle est spécifique, avec notamment, un porte-à-faux allongé de 18 cm et un hayon à lunette bombée dont les angles ont été inversés. Globalement, l’auto revendique une identité sportive et plus affirmée, même si sa hauteur conséquente (1,57 m) reste assez inhabituelle dans son segment.
En tout cas, avec un tel pavillon (au centre de gravité assez élevé), la Toledo ne revendiquera probablement pas le comportement routier d’un coupé, mais entend offrir, par contre, l’espace habitable d’un monospace. Et, à ce niveau du véhicule (l’intérieur), le constructeur espagnol (appartenant au groupe Volkswagen, dans sa division sportive qui compte Audi et Lamborghini) est, pour le moins, prolixe. Parmi ses éloges, on retiendra : la polyvalence et la modularité, l’habitabilité remarquable pour la catégorie et surtout un concept de «salon». Pompeux? Pas vraiment… Ou pas trop alors. En fait, cette attitude de messianisme dans le descriptif et le qualificatif de l’habitacle du véhicule (qui au demeurant obéit aux principes marketing les plus rudimentaires), s’inscrit surtout dans la philosophie même de Seat pour sa nouvelle Toledo. A savoir : privilégier l’espace habitable et améliorer les différentes facettes du volume intérieur. Sur papier, cela se vérifie dans une certaine mesure, puisque les cinq places existantes profitent d’une longueur habitable plus généreuse, grâce entre autres à un empattement ayant été accru de 6,5 cm. Le coffre, lui, offre une capacité 500 litres, soit 91 de plus que celui de l’Altea et une valeur située dans la moyenne haute du segment des familiales.
Pour ce qui est de la présentation, là encore, c’est l’Altea qui a servi d’inspirateur, comme l’atteste le dessin de la planche de bord. Malgré la hauteur d’assise, la position de conduite n’a été que légèrement surélevée, tandis que l’inclinaison du volant est restée conforme par rapport à celle d’une familiale classique. Autre preuve de l’influence de l’Altea : la liste des équipements disponible est restée quasiment identique sur la nouvelle Toledo. A tel point que l’importateur marocain n’a apporté aucune modification sur les configurations des trois niveaux de finition existantes (Reference, Stylance et Sport-Up). A ce titre, on retiendra que, dès l’entrée de gamme, l’auto dispose entre autres, de huit airbags, de la climatisation manuelle, d’un autoradio CD à six haut-parleurs, ou encore d’un antipatinage et de l’ABS.
Sous le capot, le choix de l’importateur a porté sur la même palette de motorisations optée pour l’Altea. En essence, le 1.6 litre ouvre le bal avec ses 102 chevaux de puissance, suivi du 2.0 litres FSI qui fait appel à la technologie de l’injection directe pour offrir 150 chevaux. Du côté des TDI, les blocs 1.9 litre (105 ch) et 2.0 litres (140 ch) recourent à l’autre technologie concurrente au common rail, celle des injecteurs-pompes, que le groupe Volkswagen (propriétaire de Seat) maîtrise et préfère depuis quelques années déjà.
Vient alors la question des prix. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces derniers sont très compétitifs, puisqu’ils démarrent à 236.900 Dhs en essence (1.6 en finition Reference) et à 269.900 Dhs en Diesel (1.9 TDI 105 en finition Reference). De quoi faciliter le démarrage commerciale de la nouvelle Toledo et permettre ainsi à l’importateur marocain de Seat de continuer sur sa percée. Les acheteurs, eux, ne pourront qu’apprécier le nouveau positionnement de la marque ibérique : des voitures qui renvoient au sport, mais avec toujours cette belle touche latine.

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