Sécurité routière : haro sur les épaves roulantes

Sécurité routière : haro sur les épaves roulantes

Comme déjà annoncé sur ALM, le 1er décembre s’est tenue à Casablanca une journée sur la sécurité routière, sous le thème «les véhicules gravement accidentés (VGA), leurs réparations et conséquences sur les routes marocaine». Une journée organisée par le Conseil des experts industriels et automobiles du Maroc (CEIAM) et parrainée par Scandinavian Auto Maroc (SAM) qui est l’importateur marocain des voitures particulières Volvo, ainsi que par CFAO Motors Maroc, groupe représentant les marques Opel, Chevrolet, Isuzu et Daf.
A l’exception des représentants du ministère de l’Equipement et du Transport, qui, ironie du sort, étaient absents alors que leur département s’était dit partenaire de cette journée, cette dernière a su attirer près de 130 personnes. Des simples intervenants, jusqu’aux plus avertis des experts automobiles en passant par des responsables de flottes de location longue durée, ou des agents de courtiers en assurance.
Après les premières allocutions de la journée, à savoir celles de Allal Zinoun et Larbi Outaleb, respectivement, président et président d’honneur fondateur du CEIAM, c’était au tour d’autres intervenants de prendre la parole. Brillante présentation que celle de M. Van de Neuker, un expert automobile, venu spécialement de Belgique pour la circonstance. Selon ce belge, il faudrait désormais distinguer entre trois types de VGA : les véhicules techniquement et économiquement réparables ; ceux qui sont économiquement irréparables et enfin ceux qui ne le sont pas techniquement.
Pour sa part, Karim Terrab, chef des ventes chez SAM, n’a pas manqué de rappeler tout le patrimoine historique de Volvo en matière de sécurité. En effet, pionnier dans ce domaine, le constructeur suédois est celui qui avait inauguré la ceinture de sécurité à trois points. Volvo a aussi été le premier à proposer des pare-brise en verre feuilleté, ou encore des airbags latéraux. Puis de préciser que Volvo maintient la sécurité dans ses priorités et effectue continuellement des tests réels en accidentologie.
Autre intervention, celle de Loïc Morin, Pdg de CFAO Motors Maroc. Celui-ci a eu le mérite de soutenir un langage plus cru en pointant du doigt le comportement de certains chauffards, comme étant avant tout la principale cause des accidents. Pour M. Morin, s’il devait changeait, le comportement de ces conducteurs irresponsables contribuerait de façon effective à la sécurité routière. Clôturant les discussions de cette journée, Ahmed Oufkir, secrétaire général du CEIAM, a annoncé à l’assistance les diverses recommandations auxquelles a aboutie la tenue de cette journée. Sur le plan réglementaire, le CEIAM préconise notamment la mise en place d’une réglementation sur les VGA, ainsi que sur les VEI (véhicules économiquement irréparables).
Enfin, parmi les recommandations énoncées sur le plan technique, le CEIAM estime que les véhicules accidentés, dont l’âge oscille entre 15 et 20 ans, devraient faire l’objet d’une radiation et que leur réparation est à proscrire. Espérant que ces recommandations ne restent pas lettre morte, le CEIAM s’est fixé un plan d’action qu’il compte mener à bien avant la fin 2006.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *