Sécurité routière : le plan stratégique activé

Sécurité routière : le plan stratégique activé

La modernisation du matériel de contrôle et la refonte du code de la route font partie des mesures que le ministère des Transports compte mettre en place pour lutter contre les accidents de la route. Le ministère, qui a annoncé dans la foulée de la Journée mondiale sur la sécurité routière, instituée par l’OMS le 7 avril, un programme national, compte changer la donne. Les accidents sont souvent causés par l’excès de vitesse, la surcharge technique, l’état mécanique des véhicules, le dépassement défectueux. La vitesse d’après les statistiques est responsable de 30% des accidents dans le monde. Au Maroc, les sections de route ayant enregistré des accidents de la circulation à cause de l’excès de vitesse, ont été identifiées sur une période de 7 ans. Après le calcul de la densité moyenne nationale (nombre d’accidents/km), ces sections ont été regroupées en quatre classes. Le niveau de contrôle sera défini en fonction de cette répartition.
Dans les nouvelles mesures, le ministère mise d’abord sur le renforcement du dispositif de sécurité. Ainsi, les 146 unités de radars affectées à la Gendarmerie royale et à la Sûreté nationale devront bientôt être appuyées par 7 radars dotés du système photos et du traitement informatique de données, à monter dans les véhicules. Ce nouveau dispositif donne plus de précisions, notamment dans la mesure de la vitesse, en distinguant les véhicules légers des véhicules lourds, l’enregistrement et la restitution des photos numériques du conducteur et de la plaque minéralogique des véhicules contrôlés.
En 2002, il y a eu 52 000 accidents recensés sur les routes marocaines. Casablanca occupe la première place par le nombre d’accidents. Plus de 20% des 3 878 tués et 15 000 blessés enregistrés dans les routes en 2003 (chiffres en augmentation de 3%), ont eu lieu dans la capitale économique.
D’où, d’ailleurs, le choix de cette ville pour le lancement de la stratégie nationale de sécurité routière. Un comité interministériel a été institué à cet effet pour faire face à ce fléau. Selon une étude de la Banque européenne d’investissements, les accidents de la circulation au Maroc représentaient en 2000, environ 2,5% du PIB, soit 8 milliards de dirhams par an. Ce montant atteindrait 10,5 milliards de dirhams en 2012 et le nombre de tués augmenterait de 32 % pour atteindre 4 964 morts en 2012.
La stratégie nationale de la sécurité routière s’articule sur quatre étapes avec comme objectif de renverser la tendance actuellement à la hausse dans moins de trois ans et de réduire significativement le nombre de tués et de blessés. Le programme stratégique intégré d’urgence de sécurité routière couvre les années 2003, 2004 et 2005 et englobe aussi la formation des conducteurs et la réforme du système des examens du permis de conduire, lequel devra passer au système de points à titre de sanction et de prévention.
La coordination en matière de sécurité routière à haut niveau est confiée au Comité interministériel de la Sécurité routière présidée par le Premier Ministre. Le programme de sécurité routière passe aussi par les centres techniques homologués par l’Etat et les ateliers de garages.
De plus en plus d’investissements se font à ce niveau : CUGEM, Volumar et tout dernièrement WAT, font partie des 215 centres répertoriés et qui font des interventions dans la réparation et l’entretien à plusieurs niveaux. Si tous sont convaincus qu’une mise à niveau du secteur est plus que nécessaire, vu la taille du marché (plus de 1.800.000 automobiles), avec, chaque année, 70.000 voitures neuves, la plupart n’en reconnaissent pas moins quelques difficultés liées à la conjoncture l’acier, produit de base de la plupart des équipements de garage, flambe.

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