Séducteur en top-less

Séducteur en top-less

Cela fait un moment déjà que Nissan est sorti du rouge. Son patron, Carlos Ghosn, à la fois charismatique et battant promettait, il y a tout juste quelques années, que les futures productions de sa marque seront tout, sauf banals. Pari osé et réussi avec les nouvelles Primera, Micra, mais aussi quelques modèles destinés autant pour le marché américain que pour véhiculer une image plus flatteuse. Il a ainsi le Murano et surtout le coupé 350 Z. Deux ambassadeurs de choix pour le partenaire nippon de Renault.
Loin de vouloir réaliser de gros volumes de ventes, leur objectif est le même: plaire ! Et c’est réussi. Aussi, devant le succès du 350 Z, Nissan l’a décliné en roadster. Une variante encore plus sexy que le coupé dont elle dérive. En effet, tout aussi anguleuse et musculeuse, la ligne de ce roadster ne fait pas dans l’anonymat. Si la face avant ne change pas avec son capot nervuré et ses phares remontant vers le haut, ce n’est pas le cas de la partie arrière qui ne conserve vraiment que ses feux effilés. Le roadster a en effet troqué son toit plongeant vers l’arrière pour une longue (et droite) malle, surmontée de deux petits bossages et se terminant par deux arceaux de sécurité derrière le dossier des deux sièges.
Contrairement à Mercedes (SLK), Renault (Mégane CC), Peugeot (206 et 307 CC), et tout comme BMW (Z4) ou encore Audi (TT), Nissan ne suit pas la tendance du toit rigide repliable dans le coffre, mais préfère plutôt la solution traditionnelle de la capote en toile. Ceci dit, tout a été étudié pour que l’habitacle profite d’une isolation thermique et phonique des plus soignées. Cela tient au renforcement (doublure) de ladite capote, mais aussi à une aérodynamique travaillée, d’où d’ailleurs, un déflecteur situé entre les arceaux de sécurité. Ce dernier est censé non seulement stabiliser l’arrière du véhicule (à grande vitesse), mais également minimiser les remous d’air lorsque l’on roule cheveux au vent. Au demeurant, le profil reste toujours marqué par des poignets en alu brossé et une ceinture de caisse quasi droite, se prolongeant jusqu’à l’arrière trapu, sans oublier bien sûr les gigantesques roues de 18 pouces.
A l’exception du toit, le roadster 350 Z évolue peu dans son habitacle, très largement inspiré du coupé. Les deux heureux occupants profitent d’une assise basse dans les sièges baquets, de cuir recouverts. Leur système de ventilation (chaud et froid), vient en complément à la climatisation pour offrir aux occupants un meilleur confort climatique. Le conducteur a droit à un superbe poste de conduite, marqué par un bloc d’instrumentation à trois compteurs, présentés telle une batterie de canons. Idem pour les trois petits cadrans supplémentaires orientés vers le pilote et incluant une jauge de la pression d’huile, un voltmètre de batterie, et la pression d’eau. Plutôt massive, la console centrale se prolonge jusqu’en bas intégrant le levier de vitesse et celui du frein à main. C’est clair : l’ergonomie a bel et bien été étudiée de la part des concepteurs. Autres aspects flatteurs : la qualité des matériaux et le niveau d’équipement de série, très élevé comme sur le coupé. On y trouve entre autres, le régulateur de vitesse, un ordinateur de bord complet, la climatisation à réglage automatique, ainsi que la superbe installation audio «Bose Sound System». Les 6 airbags, l’ABS couplé à l’ESP (contrôle électronique de stabilité), ou encore les phares au Xénon, veillent, eux, à la sécurité active et passive du bolide. On regrettera seulement que le décapotage, bien que facile, ne soit pas entièrement automatisé. En effet, après un bref déverrouillage manuel de la capote, une pression simultanée sur un bouton et sur la pédale de frein est nécessaire pour achever l’opération. Qu’à cela ne tienne, ce roadster est aussi une invitation à l’évasion.
Mécaniquement, ce Roadster reçoit le même bloc que le coupé, à savoir le 3,5 litres V6 de 280 ch de puissance et 371 Nm (à 4 800 tr/min). Qu’il soit associé au choix à une transmission manuelle à six vitesses ou une boîte automatique à 5 rapports, ce bloc promet une bonne dose de plaisir à la conduite, voire de fortes sensations. On imagine bien la sonorité flatteuse de ce moteur et la variation de ses tonalités lorsqu’on joue avec l’accélérateur chromé et ajouré… Côté châssis, Nissan ne s’est pas limité à transposer le même soubassement du coupé à celui du roadster, mais a amélioré la rigidité de la coque. A cela, il faut rappeler bien entendu que l’auto est équipée de barres anti-rapprochement à l’avant comme à l’arrière.
Disponible en Europe fin 2004, le 350 Z roadster pourrait bien rouler un jour sur nos routes, mais pas avant 2005, si ce n’est plus tard. Côté concurrents, seul le Z4 de BMW lui tient la dragée haute, les autres étant, soit un peu âgés (Audi TT, Honda S2000, Porsche Boxster), soit moins originaux esthétiquement (Mercedes SLK).

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