Suzuki Celerio : Un appétit d’oiseau

Suzuki Celerio : Un appétit d’oiseau

Elle joue dans la cour des Kia Picanto, Hyundai i10, Daihatsu Sirion, Citroën C1, Peugeot 107 et autre Chevrolet Spark. Elle, c’est la nouvelle Celerio, une micro-citadine qui, au sein même de la gamme proposée par Suzuki Maroc, s’intercale entre l’Alto et la Swift. Une petite qui arrive non seulement à trouver son public, mais qui se vend plutôt bien. En effet, l’importateur de la marque a déjà livré quelques centaines de ce modèle, qui n’a été introduit sur le marché qu’en juin dernier. Et elle est bien partie pour continuer à plaire. D’abord parce qu’elle est craquante avec ses gros projecteurs en forme de goutte, écarquillés par une grande bouche béante. Son profil montre un dynamisme inhabituel pour une petite Suzuki, avec une ceinture de caisse très inclinée et décrochant vers le coin de la porte arrière.
Au-delà des lignes, c’est sur ses teintes très flashy que cette nippone s’appuie pour séduire une clientèle urbaine, branchée et plutôt féminine. C’est le cas de notre modèle d’essai, une Celerio GLX habillée de la couleur métallisée «Bleu perle paradis».
Notre premier contact avec l’habitacle est olfactif ! L’odeur du neuf domine, au même titre d’ailleurs que les plastiques durs qui recouvrent la planche de bord. En la matière, ses rivales ne font pas mieux. Pour autant, celui ou celle qui prendra le volant de cette Suzuki devrait apprécier l’aspect moderne de la présentation, mais aussi sa dotation de sécurité. À ce niveau, la Celerio marque le pas avec ses semblables intégrant de série les airbags frontaux et, sur cette finition, un freinage ABS avec répartiteur (EBD). Et puisqu’on est dans les équipements, précisons que la Celerio GLX est l’une des mieux loties de sa catégorie, offrant la direction assistée, l’autoradio CD-MP3 (avec prise AUX), des phares antibrouillard, les lève-vitres électriques avant, des jantes en aluminium de 14 pouces, la banquette rabattable en deux parties… Et puis, Mesdames, le verrouillage centralisé commandé à distance se fait en deux temps : une première pression pour n’ouvrir que la porte du conducteur, puis une seconde pour déverrouiller tous les ouvrants. Sécurisant et pratique. Cependant, on regrettera l’absence d’une vraie boîte à gants à couvercle, ainsi que l’étroitesse des espaces de rangement. De même, la banquette ne conviendra qu’à des enfants en bas âge.
Normal, puisque cette voiture n’a ni de vocation familiale, ni de prédisposition à effectuer de longs trajets routiers. En revanche, la Celerio brille pour ce qu’on lui demande de faire au quotidien : rouler en ville et se jouer de tous ses méandres. Elle se faufile comme un poisson dans l’eau, braque facilement à 360 degrés et stationne là où beaucoup d’autres voitures ne peuvent pas.
Mais surtout, la Celerio affiche une sobriété remarquable. Merci à son petit bloc essence 1.0 litre de 68 chevaux. Un trois-cylindres, volontaire qui ne consomme en moyenne que 4,4 l/100 km ! À lui seul, cet appétit de moineau mérite des louanges. Et lorsqu’on sait que la Celerio démarre ses prix à moins de 100.000 DH, on en vient à conclure que cette voiture s’achète à la fois avec le cœur et la raison.

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