Technologies : Les filtres à particules bientôt sur les moteurs essence…

Technologies : Les filtres à particules bientôt  sur les moteurs essence…

Les filtres à particules (FAP) servent à réduire les émissions de particules cancérogènes pour l’homme. Ils équipent les seules motorisations diesel, alors que les motorisations essence n’en possèdent pas, du moins pour l’instant.

Et pour cause, Mercedes prend alors tout le monde de court en annonçant que de tels filtres commenceront bientôt progressivement à équiper ses blocs essence. Déjà, un filtre à particule a été installé par la marque à l’étoile sur une Classe S500 équipée d’un moteur essence. Il a été essayé sur celle-ci pendant près de deux ans et les retombées environnementales dégagées lors de ces essais ont été considérées comme «concluantes» par Mercedes.  Pour le moment, une seule Classe S de la firme allemande a été équipée de ce dispositif qui est encore en période de test. En revanche, le filtre à particules sera monté de série sur les motorisations essence de la limousine à l’étoile dès son prochain restylage, avant d’être étendu à tout le reste du catalogue. Ce qui fera de Mercedes la première marque au monde à utiliser un tel filtre sur des motorisations essence.

Comment fonctionnent les FAP ?

Sur les véhicules légers à moteurs diesel, les filtres à particules sont constitués d’un nid d’abeille extrudé en céramique frittée. Les canaux du nid d’abeille sont bouchés alternativement en entrée et en sortie du filtre afin de forcer le passage des gaz à travers les parois poreuses pour collecter les particules.
Différentes formes géométriques des canaux sont possibles, couramment de section carrée, mais des canaux de section triangulaire peuvent également être envisagés. À l’origine, les FAP étaient réalisés en cordiérite. Les contraintes spécifiques associées au fonctionnement embarqué sur véhicule léger ont conduit les différents fabricants de filtres à remplacer la cordiérite par une autre céramique. Le carbure de silicium dispose notamment d’une conductivité thermique plus élevée qui permet de mieux dissiper la chaleur dégagée par la combustion des suies ; cela permet d’obtenir une bien meilleure résistance à la fonte et à la fissuration.

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