Test-drive : Hyundai Elantra : Une familiale déguisée

Test-drive : Hyundai Elantra : Une familiale déguisée

Les voitures de Hyundai ont énormément évolué durant ces dernières années. C’est surtout évident lorsqu’on prend le volant de l’un des modèles de la gamme actuelle, en l’occurrence la nouvelle génération de l’Elantra. Une berline moyenne qui s’intercale entre les petites compactes et les grandes familiales. Inutile donc de dire que cette Hyundai vient jouer dans un segment de véhicules assez encombré et très disputé par les autres constructeurs. Et pour sortir du lot, l’Elantra mise avant tout sur son principal credo : le design. Une silhouette élégante, profilée comme un mouvement de vague, avec un regard expressif, une poupe joliment dessinée et des atours qui suggèrent la robustesse. Pourtant, si on ne peut qu’apprécier le design réussi de cette auto, on ne s’empêchera pas de signaler –et regretter–  l’absence de baguettes de protection au niveau latéral de la carrosserie. Il serait tellement dommage de (se faire) rayer une aussi jolie teinte par un autre automobiliste qui, dans un parking, ouvre inconsciemment la portière de sa voiture stationnée trop près.
En revanche lorsque c’est à l’Elantra qu’on ouvre la porte, on ne peut presque rien regretter. Il y a d’abord la qualité des matériaux, perceptible autant par la vue que par l’odorat. Ensuite, il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour ne pas aimer le dessin de la planche de bord, évocateur, lui aussi, d’un mouvement de vague. Cela, d’autant plus que les éléments de l’instrumentation et de la console centrale s’illuminent d’une lumière azurée du plus bel effet. Autre satisfecit satisfaction, la sensation avérée de l’espace habitable. Outre un coffre de plus de 400 litres, l’Elantra est aussi généreuse en longueur habitable pour les jambes des passagers arrière. Normal, sur les 4,5 mètres de la longueur totale, plus de 2,6 m vont à l’empattement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette coréenne est loin d’être bluffante. Mais surtout, l’intérieur de l’Elantra est moderne et truffé d’aspects pratiques parmi lesquels on citera un connecteur pour baladeur numérique (iPod compris), un rétroviseur intérieur anti-éblouissement, un range-lunettes au plafond, ou encore un ordinateur de bord. Sur notre modèle d’essai (finition Maestro), la climatisation est à régulation électronique, l’autoradio à lecteur CD avec 4 HP (et 2 tweeters) et la protection assurée par une alarme pour le véhicule et un double airbag pour les occupants (avant). Chaussant des pneus de 16 pouces, les jantes en aluminium sont reliées à un freinage ABS avec répartiteur EBD. De quoi rassurer tout conducteur qui voudrait pousser le moteur dans ses retranchements. Celui qui animait notre Elantra n’est autre que le 1.6 litre CRDi d’origine PSA, soit le même qui équipe les modèles actuels de Peugeot (207 et 307) et de Citroën (C4, Xsara Picasso, C4 Picasso). Il s’agit d’un Diesel common rail qui développe 115 chevaux pour un couple de 255 Nm. Le constructeur annonce une consommation mixte inférieure à 5 l/100 km. Appréciable, tout comme le comportement dynamique de l’auto. Au-delà de la bonne tenue de route, du freinage efficace et du confort des suspensions, c’est surtout au niveau de la filtration du bruit et des vibrations, que les progrès de Hyundai en matière de Diesel sont perceptibles à travers l’Elantra. A noter aussi : la souplesse de la direction assistée. Une qualité très appréciable au moment des manœuvres de stationnement. Tout cela nous amène à conclure que l’Elantra s’est finalement avérée comme une «bonne surprise». Mais au fait, à quelle catégorie de véhicules appartient-elle ? Le doute est (positivement) semé. Car, si certaines de ses caractéristiques (moteur, gabarit…) ne trompent pas sur son appartenance à la famille des compactes à carrosserie tricorps, il peut en être autrement. Car, l’Elantra est bel et bien capable de répondre aux attentes d’un père de famille en quête d’une voiture familiale, avec à la clé une certaine qualité et une garantie de 3 ans. D’ailleurs, le fait que Hyundai commercialise ce modèle aux Etats-Unis, soit un marché où l’homologation des véhicules doit répondre à de très strictes normes en matière de qualité, de sécurité et de pollution, veut tout dire.

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