Toyota Corolla : Bienvenue dans le monde du «zéro défaut»

Toyota Corolla : Bienvenue dans le monde du «zéro défaut»

Vers la fin des années 1950, le constructeur japonais Toyota est déjà le principal constructeur du pays avec plus de 40% de parts de marché. Il commence alors à envisager son expansion aux marchés étrangers. L’expérience «Crown» avait fait ses preuves, notamment aux Etats Unis, mais il fallait plus pour convaincre les Européens et les Américains de troquer leurs voitures fiables, robustes et performantes. Le cahier des charges de cette petite berline insistait sur un point : «la qualité de fabrication». La fiabilité de la nouvelle Toyota devait surclasser celles de ses rivales. C’est d’ailleurs ce qui garantit le succès du concept et reste son principal argument commercial. En 1965, le concept est finalisé puis présenté à la direction Toyota. C’est une voiture compacte équipée d’un moteur 4 cylindres essence de 1077 cm3 délivrant 60 ch de puissance et pouvant atteindre les 140 km/h. Elle mesure moins de 4 mètres de longueur pour un empattement de 2,3m. Le design est simple, aérodynamique et sans extravagance. Le concept est immédiatement validé, mis en production puis présenté au grand public en 1966. La Toyota Corolla E10 est née. Hors du Japon, le constructeur ne vendait alors que 100.000 modèles par an. Un chiffre pas très convainquant. Pour y remédier, Toyota décide d’étendre la garantie de la Corolla à trois ans. Et c’est le Jackpot. En 1968, une version coupé à 2 portes appelée Sprinter complète la gamme. En 1969, Toyota atteint  la barre de 1 million de Corolla vendues dans le monde. La deuxième génération est lancée un an après. La Corolla E20 est dotée d’un empattement plus allongé, la conception avant de suspension est améliorée, mais la suspension arrière est inchangée. Il fallait attendre 1983 et l’arrivée de la cinquième génération pour voir apparaître la traction avant sur la Corolla. La même année, le cap des 10 millions d’exemplaires est franchi. Tous les constructeurs se sont mis alors à étudier de près «la méthode Toyota» comme alternative efficace à la très célèbre «méthode Ford». A l’époque, deux éléments composent la méthode Toyota : Le «zéro défaut» qui consiste à responsabiliser les ouvriers et l’ensemble de la hiérarchie sur les chaînes de fabrication. Puis, le «zéro stock», fruit d’une collaboration très étroite avec les fournisseurs et les concessionnaires. Deux innovations majeures qui allaient faire école. Ils ont surtout contribué à faire, par la suite, de Toyota le premier constructeur automobile mondial (2007), et de la Corolla le patronyme le plus vendu dans l’histoire de l’automobile, avec plus de 31 millions d’unités produites. Surpassant même les 25 millions de VW Coccinelle produites et vendues dans le monde.

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