Toyota Europe surfe sur les ventes

Toyota Europe surfe sur les ventes

Ces solides performances interviennent au moment où d’autres constructeurs automobiles peinent à relancer leurs ventes dans un marché morose. «Les volumes progressent de 9 % au premier semestre comparé au premier semestre de l’année dernière. La croissance de l’année pleine devrait s’approcher de 9 à 10 % par rapport à l’année précédente», a précisé Thierry Dombreval lors d’un entretien accordé à Reuters.
Le deuxième constructeur automobile mondial en termes de volumes compte vendre plus d’un million de véhicules de marque Toyota et 45.000 véhicules de la gamme de luxe Lexus cette année en Europe. «Nous sommes en ligne avec nos objectifs, voire un petit peu au-dessus», a-t-il affirmé, ajoutant que le groupe avait également continué à gagner des parts de marché en Europe sur le trimestre avril-juin. «Je pense que le deuxième trimestre se situera probablement dans la zone de 5,8 %», a-t-il poursuivi. La part de marché de Toyota en Europe était de 5,2 % sur la période correspondante de 2005 et de 5,5 % au premier trimestre 2006, a-t-il rappelé.
La marque Toyota a dynamisé ses ventes grâce au tout-terrain Rav4 – meilleure vente en Europe dans sa catégorie – et aux petites voitures Yaris et Aygo. «Le Rav4 est une énorme satisfaction pour nous. Il dépasse de loin la prévision que nous avions établie il y a un an», a fait valoir Thierry Dombreval.
La Prius, modèle hybride de Toyota, continue à bien se vendre et ferait encore mieux si le groupe augmentait ses capacités de fabrication d’équipements hybrides, a-t-il noté. La Lexus, dont les ventes ont doublé cette année comparées à un niveau bas en 2005, compte fortement sur les moteurs hybrides pour attirer les clients et se différencier des concurrents européens comme BMW, Mercedes-Benz et Audi, a-t-il expliqué.
Thierry Dombreval a, par ailleurs, démenti les rumeurs prêtant à Toyota l’intention de construire une usine en Europe pour fabriquer des Lexus et a précisé que les informations selon lesquelles le japonais comptait en vendre 100.000 par an sur le Vieux Continent d’ici 2015 tenaient plus du «rêve» que du plan d’entreprise. Lexus est pour l’essentiel une marque japonaise et aurait également besoin de cinq modèles pour atteindre 100.000 unités par an en Europe, a-t-il ajouté. «Je ne connais pas d’usine qui puisse construire efficacement cinq lignes d’assemblage pour un total de 100.000 unités par an. Cela ne fonctionne pas. Cela n’est pas cohérent d’un point de vue commercial ou sur le plan de la marque», a-t-il expliqué.
Il a également minimisé les rumeurs voulant que le constructeur construise une nouvelle usine en Europe pour fabriquer des véhicules de marque Toyota. Même s’il utilise actuellement quasiment toutes ses capacités en Europe, il pourrait accroître sa production en améliorant l’efficacité de ses usines existantes, a observé Thierry Dombreval.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *