Toyota Hilux : l’Utilitaire s’embourgeoise

Toyota Hilux : l’Utilitaire s’embourgeoise

Avec plus de 12 millions d’exemplaires diffusés à travers le monde depuis son apparition en 1967, le Hilux est un bel et bien un best-seller pour Toyota. C’est même le second modèle le plus vendu de la marque, derrière la Corolla. Du coup, son remplaçant ne devait rien laisser au hasard, histoire de perpétuer ce joli succès. Mission accomplie pour cette sixième génération du Hilux, dévoilée en mai dernier lors du Salon automobile de Barcelone et lancée la semaine dernière par Toyota du Maroc (TDM). Mission accomplie, car ce nouveau pick-up progresse à tous les niveaux par rapport à l’ancienne mouture.
A commencer par une ligne esthétique plus moderne et en pleine phase avec les récentes productions de la marque. Plus spécialement, on remarquera l’impression de robustesse qu’inspirent la face avant et son bouclier proéminent, ainsi que les passages de roue bien marqués. Mais surtout ses proportions sont plus généreuses. Une donne d’emblée perceptible visuellement et qui se vérifie sur sa fiche de spécifications techniques. Sur celle-ci, on peut ainsi découvrir que le nouveau Hilux gagne 60 cm en largeur, tandis qu’il atteint désormais 5,25 m en longueur, dont 3 m vont à l’empattement (distance entre les deux essieux). Résultat : le volume habitable et de chargement évolue sensiblement. Car, comme par le passé, le Hilux se décline en deux versions : simple et double cabine. La première offre trois places à l’avant, plus un plateau de chargement long de 2,31 m, alors que la seconde ajoute une large banquette, mais ramène la longueur de cette même benne à 1,52 m.
En fait, dans cette dernière configuration de carrosserie (double cabine), à l’aspect encore plus massif, le nouveau Hilux n’est pas sans véhiculer une certaine image, plus courante en Amérique du Nord. Là-bas, les pick-up ou «light trucks» comme on les appelle localement, ne sont pas de stricts utilitaires réservés aux propriétaires de ranchs, mais plutôt de véritables véhicules de loisirs, à usage familial et polyvalent. Cela d’autant plus que la présentation intérieure est bien dans l’air du temps, affichant une planche de bord moderne et intégrant plus d’équipements de confort dans sa finition «Luxe». A ce titre, on précisera que si TDM propose ce pick-up en une seule motorisation (3.0 litres Diesel), deux modes de transmission (2×4 et 4×4) et deux niveaux de finition sont assortis à cette offre. Ainsi, le Hilux, qui existe en carrosserie simple ou double cabine, se décline également en version propulsion à deux roues motrices (2×4) ou transmission intégrale permanente (4×4).
D’ailleurs, au-delà des apparences, c’est par la structure de son soubassement que le Hilux fait la différence avec celui qu’il remplace. Il faut tout d’abord savoir qu’il repose sur un châssis à échelle nouveau et renforcé. A ce propos, le Toyota annonce que la rigidité torsionnelle de son pick-up a été accrue de 45 %. Objectif d’une telle plate-forme : supporter toutes les contraintes, aussi bien en termes de masse, qu’en matière de conduite en tout-terrain.
Ensuite, les ingénieurs du constructeur nippon ont revu de plus près les suspensions du nouveau Hilux. À l’avant, ils (les ingénieurs) ont ainsi opté pour une double triangulation et des ressorts offrant une grande course et une meilleure capacité d’absorption des secousses. En revanche, à l’arrière, les ressorts à lames classiques sont toujours de mise, puisqu’ils restent les mieux adaptés au transport de lourdes charges sur la benne de ce pick-up.
Côté équipement, le Hilux standard (finition «Basic») comprend, entre autres, la direction assistée, le volant réglable en hauteur, l’auto-radio K7 et des appuis-tête arrière (en version double cabine), ou encore le chauffage. En revanche, dans sa finition «Luxe», qui est (malheureusement) strictement réservée à la version double cabine à transmission intégrale, le Hilux s’embourgeoise carrément. Outre l’ajout extérieur de marchepieds chromés, il offre l’ABS, la climatisation, le double airbag, les lève-vitres électriques, le verrouillage centralisé, ainsi qu’une console centrale au design très ergonomique et reflétant une plus grande qualité perçue.
A n’en pas douter, cette version traduit clairement la volonté de Toyota de toucher une cible plus familiale, en faisant oublier la rudesse d’un utilitaire pur et dur. Sauf que cette livrée chic du Hilux est loin d’être abordable, puisqu’elle revendique un prix de 319.900 DH. Quant aux autres tarifs, ils démarrent à 184.900 et 239.900 DH pour le Hilux 2×4, respectivement en simple et double cabine.
Les versions 4×4 sont affichées à 249.900 DH pour le Hilux simple cabine et 269.900 DH à quatre portes. Une grille tarifaire vraisemblablement bien étudiée, à travers laquelle Toyota du Maroc entend conforter sa position de numéro 1 sur le segment des véhicules utilitaires légers. Un marché dans lequel évolue des pick-up comme le Mitsubishi L200, l’Isuzu D-Max, le Nissan Pick-up, ou encore les Mazda B2500 et autre Ford Ranger. Et face à cette concurrence, principalement nippone, le Hilux, est plutôt mieux armé pour ne pas céder sa place de leader.

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