Toyota Rav 4 D-4D : Baroudeur des villes

Toyota Rav 4 D-4D : Baroudeur des villes

Depuis son apparition, le Rav 4 seconde génération s’est imposé comme étant «LE» 4×4 urbain par excellence. Mais, «sans Diesel point de salut !» comme on dit, ou plutôt, comme le dicte la tendance du marché. Aussi, pour combler cette faiblesse, le petit Toy’ est depuis peu proposé en motorisation D-4D. Et, l’essayer, c’est le laisser s’exprimer sur son terrain de prédilection (la route). Mais pas avant de le redécouvrir sous toutes ses coutures, celles-là mêmes qui font qu’il a toujours autant de succès. A commencer par une carrosserie qui vient de subir quelques retouches, si subtiles que les deviner relèverais du jeu des «sept erreurs» ! Ceci étant, elles se concentrent surtout au niveau de la face avant. Ainsi, la calandre est légèrement modifiée, tandis que le pare-chocs redessiné, affiche deux prises d’air parallèles plus stylées et des antibrouillards désormais ronds.
Les clignotants migrent dans la partie supérieure des blocs de phare, qui ont droit à une glace plus translucide. A leur tour, les feux arrière voient leur structure interne un brin modifiée. Un nouveau jeu de jantes par-ci et un cache-roue de secours inédit et voilà le travail… du rajeunissement fait de façon à ne pas porter atteinte au look original de ce softroader. La grande prise d’air placée sur le capot, elle, est un signe distinctif propre à cette version D-4D. Au demeurant, elle contribue au refroidissement du moteur…
L’intérieur a lui aussi droit à quelques modifications, notamment au niveau de la planche de bord : un volant à trois branches, une instrumentation sur fond blanc et surtout, de nouveaux revêtements, d’aspect plus noble et reflétant une meilleure qualité perçue.
La finition et l’assemblage sont conformes aux standards de Toyota, c’est-à-dire sérieux. S’il ne peut prétendre battre des records d’habitabilité, le Rav 4 a au moins l’avantage de disposer d’une banquette arrière coulissante, inclinable, rabattable et démontable. Non, non, ce n’est pas un monospace, même si le coffre est un autre de ses points forts avec 400 litres de volumes et jusqu’à 1105 litres en configuration deux places. Les passagers avant ont droit à quelques attentions : miroirs de courtoisie éclairés, range-lunettes au plafond et, sur cette version essayée (Pack Luxe LTD), des sièges chauffants et un toit ouvrant électrique. La liste des équipements inclut également la climatisation, les quatre vitres électriques à impulsion, ou encore l’autoradio K7 avec pré-installation pour chargeur CD. Ce dernier n’est malheureusement pas offert. Regrettable, tout comme le nombre d’airbags se limite à deux frontaux.
Hormis ces quelques fausses notes, le Rav 4 reste en revanche un engin fort appréciable sur le plan dynamique. Fort d’une puissance de 116 ch et d’un couple de 250 Nm, ce 2.0 l common rail procure une agrément de conduite et des performances assez intéressantes. Il a aussi la qualité d’être peu gourmand, avec une consommation mixte établie à 7.1 l/100 km. On peut seulement lui reprocher son manque de discrétion (à haut régime), à l’inverse de la familiale Avensis qui s’anime pourtant du même moteur.
Sur l’asphalte, le «Rav» affiche une tenue de route aussi rassurante, fort de suspensions fermes qui limitent la prise du roulis dans les virages. Seul bémol, quelques bruits d’air perçus à vive allure dans l’habitacle demeurent un mystère, puisque le Rav 4 jouit d’un Cx (coefficient de pénétration dans l’air) de 0,35, ce qui est plutôt flatteur pour un 4×4. Enfin, l’ABS accouplé à un répartiteur de électronique (EBD) assure un freinage efficace.

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