Toyota Verso : le retour du Transporteur

Toyota Verso : le retour du Transporteur

Chez Toyota, le monospace correspond à toute une culture : celle de la versatilité. D’où, probablement, le nom de Corolla Verso, accordé à l’une des variantes phares de la compacte éponyme. Mais pour ce qui est du remplaçant de ce modèle, tout a changé, même le nom!
En effet, il faudra se contenter de dire Verso pour désigner l’actuel monospace compact de Toyota. «Logique», dira-t-on chez ce dernier. Et pour cause, le Verso ne dérive plus de la Corolla, mais repose désormais sur une plate-forme inédite : celle de l’Avensis. Une familiale dont le nouveau Verso s’inspire beaucoup en matière de style. Il ne faut pas être des plus observateurs pour remarquer que ces deux Toyota partagent –au niveau du regard– un air de famille exacerbé. Mais c’est de profil que le Verso est plus beau à regarder. Merci à cette nervure, en forme de virgule, qui court du bas des portes jusqu’aux extrémités du becquet de toit. Sculpturale ! Quant à la partie arrière, tous ses éléments ont été remodelés : géométrie des feux, découpe du hayon, dessin de la lunette.
Sur le papier, le renouvellement du Verso s’est traduit par quelques centimètres grappillés en longueur comme en largeur. Il s’étend ainsi à 4,44 mètres (+7 cm), sur 1,79 m de large (+2 cm), tandis que sa hauteur est restée inchangée à 1,62m. Objectif, continuer à offrir une habitabilité optimale pour sept personnes. Pour cela, il peut accueillir une troisième rangée de sièges escamotables, laquelle option est facturée à 10.000 DH. Référence en matière de modularité, l’ancien Verso a légué ce don à son remplaçant qui profite toujours d’une rangée centrale à sièges coulissants (sur 19 cm) et d’un grand coffre. Le volume de ce dernier varie de 446 à 484 litres en configuration 5 places, mais ne dépasse pas 155 l si l’on déploie la troisième rangée. Ceci étant, le plus flagrant à bord, c’est la manière avec laquelle la présentation intérieure a sensiblement évolué. À commencer par la planche de bord dont l’agencement démontre que le confort du conducteur a fait l’objet de toutes les attentions de la part des ingénieurs toyotistes. Le Verso promet au conducteur autant d’ergonomie et ce, du fait de l’implantation haute du levier de vitesses et d’une instrumentation ayant migré vers le centre. Mécaniquement, l’offre s’articule toujours autour de deux blocs, l’un essence (1.6 VVT-i de 132 chevaux), l’autre diesel (2.0 D4-D de 126 ch). Si tous les deux sont accouplés à une boîte mécanique à 6 vitesses, seule la version D4-D est associée à une finition plus chic («Sol»). En entrée de gamme (finition «Terra Clim»), l’équipement est tout juste correct avec, entre autres, la climatisation manuelle, l’ordinateur de bord, l’autoradio CD MP3, ainsi qu’un arsenal sécuritaire bien fourni incluant l’ABS, le VSC (contrôle de stabilité), le TRC (antipatinage), puis cinq airbags, dont un pour les genoux du conducteur. La montée en gamme est plus évidente sur la version Sol qui ajoute notamment la clim’ automatique, le régulateur de vitesse, le kit Bluetooth, le démarrage par bouton poussoir, les airbags rideaux, les antibrouillard ou encore, les jantes alu de 16 pouces. Sauf qu’avec des prix oscillant entre 251.900 et 311.900 DH, ce monospace compact est moins compétitif que ses rivaux (Scénic, C4 Picasso, Carens…). Mais, il pourra compter sur l’image qualitative dont profite toujours la marque au grand T. De là à pronostiquer que le Verso pourrait redevenir leader de son segment… Jocker !

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