Trois questions à Antonio Baravalle, Pdt d’Alfa Roméo

Trois questions à Antonio Baravalle, Pdt d’Alfa Roméo

ALM : un an après le lancement mondial de la 159, quelles ont été ses performances commerciales à l’échelon mondial ?
Antonio Baravalle : Pour sa première année de commercialisation, la 159 a totalisé près de 72.000 ventes mondiales. Cela, malgré le fait que ce modèle ne disposait pas d’emblée de toutes ses versions. Il a fallu attendre l’arrivée de la déclinaison break, Sportwagon, puis l’introduction des boîtes automatiques en septembre dernier. Dans quelques semaines, nous allons disposer des versions à transmission intégrale sur la berline, ce qui complétera ainsi la gamme 159. Maintenant, pour 2007, l’objectif assigné à la 159 est d’atteindre le seuil de 110.000 ventes annuelles, soit autant que ce que faisait la 156 en son temps.

Quel est le positionnement de la marque dans le paysage automobile mondial et quels sont ses marchés de prédilection ?
Alfa Roméo est avant tout une marque italienne, avec un style plus affirmé et même unique. Les Alfa sont aussi capables de procurer de fortes sensations de conduites et de rivaliser avec les voitures haut de gamme allemandes.
Dans un marché automobile mondial un peu difficile, Alfa Roméo se porte plutôt bien actuellement. Après deux années de difficultés, nos ventes ont enregistré une croissance d’environ 40% en 2006, grâce justement au succès de la 159.
Quant aux pays où la marque se vend bien, il est évident que l’Italie reste le principal marché d’Alfa Roméo, qui y détient une part de marché d’environ 20% dans le segment des voitures premium. Viennent ensuite des marchés comme l’Allemagne, la France où la marque se porte de mieux en mieux. Nous misons aussi sur le Royaume-Uni, où notre filiale a accompli un travail de fond, en restructurant tout son réseau et en repensant sa stratégie marketing.

Quels seront les modèles bientôt lancés dans la gamme Alfa pour l’élargir ?
Bien qu’elle compte d’autres véhicules d’image comme le coupé Brera, le cabriolet Spider, et surtout la 8C Compétizione, Alfa Roméo reste tributaire de deux modèles, à savoir la 147 et la 159. Et nous sommes conscients qu’il est impossible de développer une marque avec deux modèles, puisque lorsque l’un des deux explose dans son cycle de vie, l’autre fléchit et inversement. Partant de ce constat, nous allons remédier à cela en lançant d’autres modèles. Nous lancerons en 2008, une citadine capable de réaliser de gros volumes de ventes. Pour l’instant, le nom retenu pour cette petite Alfa est Racer et sa principale concurrente sera clairement la Mini. En 2009, le porte drapeau de la marque sera rennouvelé avec l’arrivée de la grande 169. Et, enfin, la gamme Alfa sera parachevée à l’horizon 2010 par l’introduction d’un SUV (NDLR : Sport Utility Vehicle).

Propos recueillis à Essaouira
par Jalil Bennani

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