Un Volkswagen Touareg, remorqueur d’un Boeing

Un Volkswagen Touareg, remorqueur d’un Boeing

Les images sont spectaculaires. Peut-être même plus étonnantes que l’exploit lui-même. Celles-ci (les images) montrent un Volkswagen Touareg de couleur bleu, tractant un 747-200, l’un des gros-porteurs de Boeing. Cela s’est passé la semaine dernière sur l’aérodrome de Dunsfold, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres. Sur une piste d’atterrissage de secours, le conducteur du Touareg de l’exploit a dû jouer du pied droit pour faire cracher au V10 TDI tout ce qu’il a dans le ventre, c’est-à-dire les 313 chevaux de puissance et les 764 Nm de couple. «Jouer», car selon Volkswagen, l’accélération a été réalisée sur le second rapport et non sur le premier, le conducteur ayant simplement engagé la gamme courte et placé le sélecteur de la boîte automatique sur «Drive».
Le Touareg a donc pu bouger les 155 tonnes du 747-200, en le tirant sur une distance de 150 mètres à une vitesse d’environ 8 km/h. En revanche, pour arrêter l’ensemble, c’est le Boeing qui s’est chargé de freiner. Sans quoi, on aurait pu voir de la fumée sortir des freins du 4×4 allemand.
Chez Volkswagen, on insiste à dire que cette performance a été réalisée par une version normale du Touareg V10 TDI. En d’autres termes, moteur, suspensions et pneumatiques étaient strictement de série. Seule modification apportée au véhicule : un attelage plus adapté pour mieux le relier au Jumbo Jet. Mais l’on précise aussi que pour ne pas patiner des roues dans le vide, ou même se retrouver sur le coffre, le Touareg en question a dû s’alourdir d’environ 4,3 tonnes de lest. Son poids total était alors de 7.030 kg, chauffeur compris. On apprend aussi que les ingénieurs de VW ont d’abord expérimenté leur bête de somme avec un Boeing 747-400, qui pèse lui, quelque 190 tonnes.
A n’en pas douter, le but d’une telle opération est purement d’ordre marketing, avec en dernier lieu, des retombées commerciales. Cela, même si le 4×4 de Volkswagen continue à se vendre toujours aussi bien, malgré l’arrivée du cousin de chez Audi, le Q7.
On verra si celui-ci sera, à son tour, présenté à ce genre d’épreuve. On peut déjà l’imaginer au pied d’un Airbus A380, avec sous son capot le V12 TDi victorieux au Mans cette année.

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