Visite au coeur de «Citroën Sport» à Versailles-Satory

Visite au coeur de «Citroën Sport» à Versailles-Satory

En marge des essais-presse de la C5 HDi de 173 ch et de la C4 HDi à boîte manuelle pilotée à 6 vitesses, ALM a pu visiter l’un des lieux cultes de la marque aux chevrons : la division Citroën Sport. Situé à Versailles-Satory et installé dans des locaux ultramodernes, le siège de Citroën Sport comprend des ateliers, des bureaux et un magasin, tous dédiés à la compétition. Là encore, il s’agit d’un lieu hautement sécurisé et assez restreint au grand public.
Ce dernier se contentera d’admirer derrière le verre du hall d’entrée les déclinaisons sportives (série ou prototype) de quelques modèles actuels, tels que la C2 Super 1600 et la C4 WRC, sans oublier la Xsara WRC triple championne en titre. Une fois dans l’enceinte (secrète), commence alors la vraie visite. On découvre alors la première partie de l’atelier et notamment le hall de montage principal où sont alignés les véhicules sur lesquels les techniciens apportent les modifications sur des voitures dérivées du produit de série.
Parallèlement et dans des bureaux d’études avoisinants, des ingénieurs recourent à la CAO (conception assistée par ordinateur) pour définir les pièces adéquates au modèle de compétition, avant leur réalisation. Une fois mises au point, lesdites pièces sont ensuite transférées au bureau de calcul, qui est chargé de valider ou conforter les projeteurs du bureau d’études dans leurs choix techniques. En fait (et comme partout en compétition), tous les composants sont étudiés pour offrir à la fois une haute résistance et un gain de poids significatif.
Et il est tout simplement impressionnant de faire la différence entre un composant de série et la même pièce réalisée en matériaux allégés. A titre d’exemple : le phare avant d’une Xsara de série pèse 2,5 kg, alors que celui destiné à la version WRC passe sous la barre des 1.000 grammes !
Pour le reste, on retiendra la disponibilité, sur le même site, d’une série de laboratoires (métrologie-moteur, boîtes de vitesses, transmissions, suspensions, directions, freins, plasturgie, tôlerie, retouche, peinture, électricité, électronique…) qui participent au développement d’une Citroën WRC dans sa version finale. Des versions, qui sont ensuite testées dans un environnement identique au rallye (climat, terrain…).
Voilà en gros de quoi comprendre comment un constructeur comme Citroën, présent en compétition depuis 75 ans et fortement attaché aux grands raids (la traversée du Sahara en 1922, la Croisière Jaune en 1931…), continue à briller en rallye.
A n’en pas douter, ces bolides alignés en course et dérivés des voitures produites de série permettent de promouvoir simultanément l’image de la marque aux chevrons et celle du modèle engagé, à l’image de la Xsara qui fut un joli best-seller. Prochaine étape dans cette saga : la C4 WRC. Celle que la marque aux chevrons présente comme étant son futur fer de lance en Championnat du monde des Rallyes et donc une voiture pensée pour la gagne, entrera en compétition dès la saison prochaine. En attendant, elle sera très bientôt présentée dans sa version définitive. Promis, nous y reviendrons.

• DNES à Versailles, Jalil Bennani

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