Voiture électrique: L’avenir à zéro émission

Voiture électrique: L’avenir à zéro émission

Renault à titre d’exemple a frappé fort en annonçant lors de cet événement que son modèle électrique vedette, la Zoé, serait désormais doté d’une autonomie théorique de 400 km contre 240 pour la version actuelle.

voitures-electriques-renault-zoe-opel-ampera-e-tesla-model-3-nissan-leaf-volkswagen-i-dIl y a un mois, le Mondial de Paris a fermé ses portes après avoir fait la part belle aux voitures électriques. Aujourd’hui, et en marge de la COP22, les acteurs qui prônent l’efficacité de ce type de voitures eu égard à leur impact «environmentally friendly» sont légion.

Et à l’unanimité, tous les constructeurs vantent les mérites de la mobilité électrique. C’est d’autant plus vrai que certains ont promis des voitures avec 400 kilomètres, voire plus entre deux recharges lors du Mondial de Paris. De quoi attirer de nouveaux chalands.

L’émulation est telle que chaque constructeur cherche à proposer le meilleur et devenir leader sur le segment. Renault à titre d’exemple a frappé fort en annonçant lors de cet événement que son modèle électrique vedette, la Zoé, serait désormais doté d’une autonomie théorique de 400 km contre 240 pour la version actuelle. Ces prestations, environ 300 km en conditions réelles, «devraient soulager ou éliminer l’un des obstacles au développement des voitures électriques, qui est l’autonomie», a déclaré le PDG Carlos Ghosn. «C’est un point d’inflexion qui permet de désensibiliser fortement le problème de l’autonomie».

Le big boss de l’alliance Renault-Nissan, qui défend le développement de l’automobile électrique depuis de nombreuses années, ne s’est pas privé de lancer avec humour : «Je suis très content de voir que tous les constructeurs se précipitent aujourd’hui pour dire que c’est l’avenir, il y a même de la surenchère».

Certes, s’aventurer dans cette perspective n’est pas une mince affaire, mais les constructeurs sont prêts à mettre les mains dans le cambouis.

De fait, la concurrence s’étoffe. Opel par exemple annonce, lui aussi, une autonomie théorique de 400 km pour sa nouvelle Ampera-e, version européenne de la Chevrolet Bolt, elle-même la réponse de General Motors à l’aiguillon Tesla.

Cette entreprise californienne, après avoir pris le monde du haut de gamme à revers depuis 2012 avec sa coûteuse berline «Model S» offrant jusqu’à 500 km entre deux recharges, a enregistré plus de 370.000 pré-commandes pour sa plus petite «Model 3» attendue fin 2017 avec 350 km d’autonomie.

Nissan, allié de Renault qui a également misé sur l’électrique, n’a pas annoncé d’évolution lors du Mondial vis-à-vis de son modèle Leaf (250 km d’autonomie théorique), qui s’est écoulé à 230.000 exemplaires dans le monde depuis son lancement fin 2010, portant à 350.000 les modèles «zéro émission» du tandem franco-japonais mis

sur les routes. Mais Nissan continue à développer l’électrique et se dit déterminé à offrir à terme «une autonomie comparable à celle des véhicules à carburant».

De son côté Volkswagen ambitionne avec son prototype «I.D.» de franchir jusqu’à 600 km entre deux recharges, mais à l’horizon 2020.

«Au fur et à mesure que le temps passe, les constructeurs se verront fixer des normes à respecter. En 2020, une autonomie de 500 km va devenir la norme, ceux qui feront moins bien seront pénalisés», prédit à l’AFP Ferdinand Dudenhöffer, expert automobile allemand à l’institut de recherche CAR.

Quid du marché marocain ?

Au Maroc, le Groupe Renault, constructeur pionnier, est le seul à commercialiser une gamme 100 % électrique. Avec la COP22 et la volonté du Royaume de développer l’énergie décarbonée, plusieurs entreprises ont décidé de faire le pari du 100% électrique par l’acquisition de flottes de véhicules électriques.

«L’alliance Renault-Nissan est fière de contribuer à la COP22 en mettant à la disposition des délégués une flotte de 50 véhicules 100% électriques», avait déclaré Marc Nassif, directeur général du Groupe Renault Maroc et Alliance COP22 Leader. «Cette technologie associée à un mix électrique de plus en plus décarboné est la solution de mobilité individuelle pour contribuer à résoudre l’enjeu du réchauffement climatique et améliorer la qualité de l’air des villes». Sur la même longueur d’onde, Isao Sekiguchi, président de la région Afrique du Nord et Egypte du Groupe Nissan, confirme : «L’enjeu du changement climatique est l’un des sujets les plus urgents auxquels fait face le monde d’aujourd’hui. L’Alliance Renault-Nissan a non seulement été rapide à reconnaître la contribution que pourrait apporter l’importation de l’industrie automobile à l’effort collectif dans ce sens, mais a également été l’une des premières entreprises à agir pour y faire face».

Marrakech donc, avec la COP22, se fait ainsi le chantre du transport électrique et de la mobilité durable.

Toujours est-il, pour supplanter l’automobile à pétrole, la voiture électrique doit batailler dur ces prochaines années si elle veut finir par s’imposer. Mais, à constater l’énergie déployée par les constructeurs, et le pétrole n’ayant plus d’odeur de sainteté, l’avenir de la voiture électrique ne connaîtra sans doute pas de coup de frein.

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