Voitures autonomes: Apple veut croquer le segment à pleines dents

Voitures autonomes: Apple veut croquer le segment à pleines dents

Apple s’est immiscé dans le débat entourant la réglementation de la voiture autonome, se montrant enthousiaste pour le potentiel qu’offre ce moyen de transport automatisé et appelant les régulateurs américains à ne pas limiter les tests de ce type de véhicule.

Cela fait plus d’un an que le bruit court que le géant électronique travaille à un projet de voiture autonome, ce qu’Apple n’avait jusqu’ici jamais confirmé.

Mais dans une lettre de cinq pages envoyée à la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’autorité fédérale chargée de la sécurité routière, Steve Kenner, directeur de l’intégrité des produits chez Apple, suggère clairement que le fabricant des iPhone et des iMac est intéressé par les technologies de voiture autonome. «L’entreprise investit massivement dans l’étude de l’apprentissage des machines et de l’automatisation et elle est enthousiaste au sujet du potentiel des systèmes automatisés dans de nombreux domaines, y compris celui des transports», écrit-il dans une lettre datée du 22 novembre.

«Les véhicules automatisés ont le potentiel d’éviter des millions d’accidents de voiture et des milliers de victimes chaque année et de donner de la mobilité à ceux qui en sont privés.»

Apple exhorte la NHTSA à ne pas poser trop de restrictions sur les essais de ce type de véhicules, ajoutant que les «fabricants établis et les nouveaux entrants devaient être traités sur un pied d’égalité».

En septembre, l’administration Obama a mis en avant une directive en 15 points en faveur du développement de voitures autonomes, appelant notamment les constructeurs à soumettre de leur propre gré les rouages de leur système aux régulateurs. Le président américain avait également exprimé la volonté du gouvernement de s’octroyer les pouvoirs d’examen et d’approbation des technologies liées aux voitures autonomes avant leur mise en circulation, ne voulant pas les laisser entre les mains des Etats.

Mais, depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles du 8 novembre, une organisation du secteur automobile a appelé la future administration à revoir toutes les réglementations, y compris les directives de Barack Obama dans le domaine de la voiture autonome.

Certains analystes pensent que des millions d’emplois seront détruits une fois que les véhicules autonomes auront pris la place des camions et des taxis et que la nécessité de réparer, du fait de la diminution anticipée du nombre d’accidents, sera moins importante.

(Avec Agence)

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