Voitures blindées : De vraies forteresses roulantes

Voitures blindées : De vraies forteresses roulantes

De tristes évènements récents, comme la mort de Benazir Bhutto dans un attentat, remettent d’actualité la question de la sécurité des personnalités, chefs d’Etat et autres célébrités et ce, dans leurs déplacements. Pourtant, il existe bien des véhicules blindés capables de les protéger. Aujourd’hui, tous les constructeurs automobiles spécialisés dans le haut de gamme disposent d’une division ou d’un département strictement dédié à ce type de véhicules. Parmi les modèles les plus réputés en la matière, ceux de Mercedes comme la Classe S600 Pullman Guard, la Jaguar XJ Armoured ou encore la gamme Security de BMW. Mais pour pouvoir être encore plus mobile en cas de besoin (ou plutôt de pépin), c’est un 4×4 – et franchisseur de préférence – qu’il faudrait se tourner. C’est pourquoi Land Rover compte dans sa gamme le Range Rover Vogue Security Vehicle. Ce dernier incarne remarquablement le parfait véhicule tout-terrain et toute épreuve. Car, à la différence des limousines (blindées), un 4×4 comme ce Range a bien plus d’aisance à évoluer sur tous les types de terrain.
Mais d’abord en quoi consiste le blindage d’un véhicule ? Pour répondre à cette question, il incombe en premier lieu de rappeler qu’il existe principalement deux types ou degrés de blindage. On distingue la catégorie B4, capable de résister à des balles de 9 mm (celles d’un 44 Magnum par exemple), tirées même à une distance de 5 mètres. C’est donc un blindage léger. Il y a ensuite le niveau B6, qui est retenu pour être la principale échelle ou norme de protection européenne et qui correspond à un très haut niveau de résistance. Attaques par fusils d’assaut (Kalachnikov à balles de 7.62 mm de calibre), par grenades ou mines antipersonnelles et même par lance-roquettes, ce blindage tient le coup ! C’est d’ailleurs le niveau B6 auquel correspond le blindage du Range Rover Vogue Security Vehicle.
Maintenant s’agissant des aspects techniques, il faut savoir qu’un véhicule blindé est modifié et renforcé à tous les niveaux.
La carrosserie : elle est intégralement remplacée par une structure en acier épais de plusieurs couches. L’accent est notamment mis sur le toit, le plancher ainsi qu’au niveau du réservoir. Ces derniers, pour être anti-grenades, sont réalisés en kevlar. Le vitrage : il est épaissi à au moins 50 mm et traversé par un film polycarbonate afin de renforcer la protection anti-éclats dans l’habitacle. On précisera aussi que dans un véhicule blindé toutes les vitres sont fixes. Du coup, on intègre un système Intercom pour communiquer – si besoin est – avec l’extérieur, tandis qu’il est possible d’ajouter des bouteilles d’oxygène dans le coffre.
Les trains roulants : outre les roues qui adoptent des pneus dits de roulage à plat (pouvant rouler crevés à 80 km/h sur des dizaines de kilomètres), les suspensions et les freins sont renforcés du fait de l’embonpoint du véhicule. Sur un Range Rover par exemple, les disques de frein sont redimensionnés : 47 cm au lieu de 34 à l’origine. Objectif: pouvoir maîtriser les mouvements d’une auto qui dépasse souvent les 3,5 tonnes sur la balance.
Le moteur : il doit disposer d’au moins 8 cylindres, pour pouvoir délivrer une puissance élevée. Inutile de dire que de tels blocs consomment encore plus que sur un véhicule normal, pour des accélérations moins toniques. Précisons aussi que sous le capot, on cherche souvent à protéger le boîtier électronique de la gestion du moteur. Ce boîtier reçoit donc une carapace en acier.
L’intérieur : peu ou proue de détails distinguent l’habitacle d’une auto blindée. Ceci étant, on retiendra que les airbags sont déconnectés ou carrément démontés. Et pour cause, leurs déploiements s’avèrent alors gênant pour le conducteur (encombrement) et pour les passagers (détonation, gaz…). On retiendra, aussi, la possibilité d’intégrer quelques accessoires de survie (masques à gaz), gadgets high-tech (écrans pour visualiser les images des caméras extérieures) ou encore des commandes pour certains gadgets dissuasifs (face à l’ennemi), tels que des phares stroboscopiques aveuglants, ou des pulvérisateurs de gaz lacrymogène.
Bref, ces véhicules sont dotés de tout ce qui permet d’échapper à un attentat. A titre d’exemple, celui d’une attaque à la mitrailleuse, si une balle tirée par un Kalachnikov peut traverser 5 voitures, elle est en revanche carrément stoppée par un vitrage de 50 mm épaisseur. Encore plus éloquent, une voiture blindée reste invulnérable à une grenade placée et explosée sur son toit en acier. Cela donne bien une idée du haut niveau de résistance de ces voitures. Quant aux tarifs de ces blindages, il faudrait prévoir de 50.000 à 80.000 euros de surcoût par rapport au prix du véhicule et ce, même si les constructeurs automobiles restent peu bavards à ce sujet. Le blindage est donc une option à prix d’or. Mais ne dit-on pas que la vie n’a pas de prix ?

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