Volants d’or 2009 : Du chauvinisme à l’allemande

Volants d’or 2009 : Du chauvinisme à l’allemande

Chaque année depuis 1976, l’hebdomadaire allemand «Bild am Sonntag» et le plus important magazine automobile d’Allemagne, Auto Bild, décernent leurs fameux «Volants d’or» pour récompenser des nouveautés. Des trophées très convoités par les constructeurs et attribués après les votes d’un jury composé de 50 membres, dont des pilotes de course, des ingénieurs, des célébrités et des journalistes spécialisés. Un jury hétéroclite donc, dont les votants ont passé au crible et essayé sur un circuit fermé toutes les nouveautés en lice pour ces trophées. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’automobile «made in Germany» a raflé la mise cette année. En effet, sur les six catégories existantes, à savoir les citadines, les compactes, les monospaces, les voitures de la catégorie supérieure, les voitures de luxe et les voitures vertes, cinq ont été dominées par des nouveautés allemandes.
Dans la première catégorie, c’est la Volkswagen Polo qui a remporté le trophée face aux Citroën C3 et Hyundai 20. La toute nouvelle Opel Astra, elle, s’est imposée dans le segment des compactes devant les Skoda Yeti et Renault Mégane. Du côté des autos de la catégorie supérieure, c’est la grande A5 Sportback qui a triomphé, devançant la BMW Série 5 GT et la Mercedes Classe E. Avec sa Panamera, Porsche a décroché le Volant d’or dans la catégorie «Voitures de luxe», dominant deux rivales de taille que sont la BMW Série 7 et la Mercedes Classe S. Dans la catégorie «Voitures vertes», le «Volant d’or» a été attribué ex aequo à la Toyota Prius et la VW Polo Bluemotion, lesquelles ont dominé la Mercedes S400 Hybrid. Seule la catégorie «monospaces» a consacré un modèle non germanique, le Scénic de Renault qui s’est a brillé face aux Toyota Verso et Peugeot 5008.
Aux six trophées précités s’ajoutent deux autres : celui de «Voitures de rêve» et «Homme de l’année». Le premier, décerné par un nombre important de lecteurs (d’AutoBild et des autres magazines européens participant au vote) et basé sur des critères subjectifs, a élu la Mercedes SLS, devant l’Audi R8 Spyder et l’Aston Martin One77. Le second prix qui, lui, découle des organisateurs de ce concours, a été remis à Luca Di Montezemolo, l’actuel président de Ferrari et de Fiat. Durant une cérémonie grandiose, cet Italien a lui-même remis les autres Volants d’or aux autres vainqueurs par catégorie qui, pratiquement tous, parlaient la langue de Goethe.
De quoi s’interroger sur la crédibilité même de ces trophées. De deux choses l’une : ou les voitures allemandes sont les meilleures au monde, ou alors les constructeurs non germaniques ne savent plus fabriquer des automobiles. C’est simple, aucune de ces deux hypothèses ne tient la route !

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