Volkswagen 1.4 TSI : quand un moteur est réélu

Chaque année, se tient à Stuttgart (Allemagne) l’«Engine Expo». Une manifestation qui, comme son nom l’indique, est strictement dédiée à tout ce qui touche de près ou de loin aux motorisations. Mais surtout et en marge de ce salon très professionnel, un important jury composé de 72 journalistes issus de 35 pays décerne plusieurs prix récompensant le travail des motoristes, avec d’une part le «Moteur international de l’année», puis les meilleurs blocs par catégorie. La dernière édition de cette élection s’est déroulée le mois dernier (du 22 au 24 juin) et a consacré, une année de plus et au titre suprême, le 1.4 TSI Twincharger du groupe Volkswagen. Une récompense méritée eut égard aux nombreuses qualités de ce petit bloc essence et notamment son rapport cylindrée/performances/sobriété. Animant plusieurs modèles du premier groupe automobile européen, le 1.4 TSI constitue actuellement le meilleur exemple en matière de «dowsizing», c’est-à-dire un rendement élevé pour une petite cylindrée. En effet et grâce à son haut niveau d’ingénierie dont la technologie TSI (injection directe d’essence avec double turbo), le 1.4 TSI parvient à développer des valeurs de puissance élevées, allant de 122 à 180 chevaux. C’est ce qui explique qu’il ait pu s’imposer devant le 3.0 litres biturbo à injection directe de BMW, ainsi que le 6.2 l de Mercedes développé par AMG. Pourtant, de tous ceux qui suivaient de près cette élection, beaucoup s’attendaient à ce que ce soit Fiat qui remporte le prestigieux trophée et ce, pour son révolutionnaire 1.4 MultiAir. Ce dernier n’est finalement pas en reste, puisqu’il a décroché le prix de «Meilleur nouveau moteur de l’année». Par catégorie de cylindrée, d’autres constructeurs ont été récompensés pour leurs moteurs. Citons, notamment, BMW qui, historiquement, a toujours été reconnu et distingué (dans cette élection) comme étant l’un des meilleurs motoristes. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si, cette année encore, il truste plusieurs catégories. En effet, les 2.0 litres diesel biturbo, 3.0 l essence biturbo et 4.0 l V8 s’imposent respectivement dans les catégories : 1.8 à 2.0, 2.5 à 3.0 et 3.0 à 4.0 litres. Une quatrième catégorie revient également au constructeur à l’hélice, celle des moteurs allant de 1.4 à 1.8 litre, mais qu’il partage avec un groupe français, PSA, avec lequel il a développé conjointement le 1.6 Turbo essence qui équipe la Mini Cooper S, ainsi que les Peugeot 207 RC. Autre grand motoriste allemand, Mercedes rafle avec son puissant V8 6.2 l AMG deux prix : celui de «Moteur le plus performant», ainsi que celui de meilleur moteur dans la catégorie des plus de 4.0 litres. Un moteur qui s’impose devant le tonitruant V8 de la Ferrari 458 Italia, ainsi que le V8 5.0 litres Supercharged (compressé) de Jaguar. Enfin, sans grande surprise, le meilleur moteur écologique de l’année (Green engine of the year) revient au 1.8 hybride de la Toyota Prius.

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