Volkswagen Coccinelle : La «choupette» du peuple

Volkswagen Coccinelle : La «choupette» du peuple

Si elle devait ressembler à un objet, ce serait à un chapeau melon. Et si elle devait prendre la forme d’un insecte ce serait une coccinelle. En tout cas, ce fut la première automobile construite en 1938 par le groupe allemand Volkswagen, dont le nom signifie «voiture du peuple». Elle a participé à tous les fronts : à ces débuts, elle était un outil de propagande nazie. Elle deviendra plus tard un symbole du «Peace and love» la fin des années 60. Sa fantastique longévité a fait qu’elle a traversé les âges et transcendé les générations sans réellement vieillir. A travers les décennies, elle figurera dans plusieurs films d’Hollywood, où elle jouera, par exemple, le rôle de «Choupette» chez Walt Disney. Appréciée par tout le monde, elle se verra attribuer de nombreuses appellations sympathiques telles que «Beetle» (scarabée en anglais) ou «Maggiolino» (hanneton en italien).

 

Coccinelle et… volonté de puissance !

La véritable histoire de la Coccinelle débute en février 1933, soit à peine un mois après l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler. L’idée du Führer était de transformer l’industrie de l’automobile afin d’en faire l’un des fers de lance de sa politique et indirectement, de sa propagande. L’automobile est l’un des secteurs industriels privilégiés par le gouvernement, étant donné qu’elle est considérée comme le signe extérieur de puissance de la nation allemande. Les étapes de montage industriel de la Coccinelle seront filmées et diffusées à grande échelle par Hitler, afin de nourrir la fibre nationaliste du citoyen allemand. 

 

«La force par la joie»

C’est en 1938 que la Coccinelle fut conçue par l’ingénieur autrichien Ferdinand Porsche (55 ans). Elle est initialement dénommée KDF Wagen, pour «Kraft durch Freude» (La force par la joie), du nom d’une branche du front de travail nazi. Le projet empruntera plusieurs noms de codes tels que : Type 1, ou encore 1100, 1200, 1300, 1500 et 1600 en rapport avec la cylindrée des différentes motorisations. La commande est issue du constructeur allemand Zündapp, qui souhaite lancer une voiture populaire. L’équipe définit dès lors un cahier des charges pour le moins original : moteur à l’arrière, châssis-poutre, roues indépendantes et barres de torsion. 

 

Refroidissement par… air ?

La voiture du peuple doit être fiable, puissante mais également économique. De plus, étant donné que les garages de voitures étaient quasi inexistants à l’époque, la voiture devait se montrer capable de résister à tous types d’intempéries, particulièrement au froid caractéristique des villes germaniques. 

C’est pourquoi pour éviter le gel, elle a été conçue avec un système de refroidissement par air et non par liquide. 

La voiture doit être propulsée par un moteur de 1 litre d’une consommation maximum de 5 litres d’essence aux 100 km et d’une vitesse pouvant atteindre sans problème les 100 km/h. Par ailleurs, la nouvelle voiture doit être capable de loger confortablement quatre personnes, voire cinq. Le poids maximum fixé est de 600 kg. 

 

Record de ventes

Conçue à la base par le 3ème Reich en vue de dépasser la production automobile américaine et britannique, elle les talonnera de très près. 

En 1972, en passant au rang de voiture prisée par les dames et le mouvement beatnik des jeunes hippies embourgeoisés, elle dépassera largement le record de modèles vendus détenu par la Ford T. Aujourd’hui le total de ses ventes à travers le monde culmine à presque 22 millions d’unités vendues ! 

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