Volkswagen Passat : 30 ans de service

Volkswagen Passat :  30 ans de service

C’est dans une conjoncture délicate que la Passat a vu le jour. Le début des années 70, avait connu une flambée sans précédent des prix du brut, à cause de la crise du pétrole déclenchée au Koweït. L’augmentation du prix du baril atteignit les 70%. Une hausse qui avait incité les officiels à appeler à l’économie du carburant. Fraîchement nommé à la tête du directoire Volkswagen, Rudolf Leiding, qui avait officié au Brésil, s’attela au redressement de la gamme VW et suggéra, pour ce faire, une révolution sur le plan technologique.
La traction «avant» allait faire son introduction chez Volkswagen et le refroidissement du moteur allait désormais s’effectuer par eau.
Giugiaro, qui fonda le célèbre centre de style Ital Design, fut sollicité pour mettre sur pied, dans les plus brefs délais, une nouvelle gamme sans mettre lourdement la main à la poche. En 1971, le projet Passat vit le jour et devait être cloné sur l’Audi 80. Il n’aura pas fallu plus d’une année pour que le premier prototype soit présenté. Sujet à de nombreuses controverses, le proto est loin d’avoir l’effet d’une bombe. N’ayant aucun lien de parenté avec les modèles de la maison, le véhicule divulguait que sa conception était de toute dernière minute, comme pour colmater des brèches, qui plus est avérées, dans la gamme des familiales. Mais ce n’est pas la mauvaise impression qu’il a occasionnée qui empêchera sa sélection. Son choix est sans doute basé sur les coûts moindres de production et les possibilités offertes par l’auto. En 1973, Volkswagen Passat sort des chaînes de Wolfsburg et est présenté à la presse. Dotée d’un moteur de 1.300 cm3 développant quelque 85 chevaux, identique à celui monté sur l’Audi 80, la Passat était promise à un succès universel. Ses géniteurs, qui affichèrent leurs intentions de la commercialiser en Amérique, notamment aux Etats-Unis et au Mexique, ont clairement montré, à travers ce premier modèle, qu’ils étaient partis pour rompre avec la traction «arrière» et le refroidissement par air. Une nouvelle ère a commencé. Deux années de commercialisation plus tard, la Passat subira un lifting considérable, avec, à la clef, l’installation d’un hayon. Une métamorphose qui ne manquera pas de booster ses ventes.
L’année 1976 connaîtra l’introduction du moteur de 1 500 cm3 diesel de 50 ch. Mais sa petite soeur, la VW golf, entravera son lancement sur le marché. À l’époque, le succès de la Golf diesel engloutira la totalité des moteurs diesels sortant des aciéries. La même année, la Passat célèbre son millionième véhicule. Et ce n’est qu’en 1978 qu’elle sera commercialisée en motorisation diesel.
En 1977, elle subit un léger relook qui lui attribuera beaucoup de modernité. La belle s’apprêtait à pénétrer les marchés américain et canadien. 1980 sera une année à succès pour VW : Passat atteint deux millions de véhicules en moins de 7 ans d’existence. La même année connut le lancement de la seconde génération et l’introduction du luxe chez Passat, en plus d’une motorisation de 5 cylindres essence de 2 200 cm3 et 115 ch. Une année plus tard, la boîte à vitesse comprend désormais 5 rapports, introduction du turbo diesel avec changement de carrosserie et de nom : la Santana est née. Le chiffre de trois millions de Passat sera atteint en 1984. En 1985, lifting de la Santana qui redevient Passat et 4 millions de véhicules seront atteints en 1987. Une année plus tard, la troisième génération vient en renfort. À l’âge de 20 ans, 6,2 millions de Passat ont déjà vu le jour. En 1996, Volkswagen présente la quatrième génération de la Passat, qui s’engouffre dans la bourgeoisie au fur et à mesure des modèles, embrassant un succès des plus flamboyants.

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