Volkswagen Scirocco : Le coupé qui aurait pu remplacer la Golf

Volkswagen Scirocco : Le coupé qui aurait pu remplacer la Golf

Il faut remonter à l’année 1974 pour découvrir les origines du Scirocco chez Volkswagen. Un coupé étroitement dérivé de la première Golf et, comme elle, dessiné par le grand maître italien Giugiaro. Idem pour la seconde génération (1981) de ce modèle qui, au total, aura cumulé une production d’environ 800.000 exemplaires, avant d’être remplacé en 1992 par un autre coupé, à savoir le Corrado, lequel n’a pas eu le succès escompté.
Plus de 30 ans après l’apparition du Scirocco, premier du nom, VW revient à la charge en ressuscitant ce coupé 2+2. Mais cette fois, son design a été réalisé en interne. Et le résultat n’est pas que convaincant, mais plutôt très réussi. Qu’a-t-il de beau ? Tout et pas grand-chose, mais suffisamment de sensualité (voire d’exotisme dans la lignée des dernières VW) pour faire tourner les têtes qu’il croise. On apprécie sa ligne de toit basse et inclinée, sa poupe râblée et ses hanches pulpeuses. Mais quelle chute de reins ! Puis surtout, il y a ce regard froncé qui fait toute la personnalité du Scirocco. Des blocs optiques effilés, à fond noirci et séparés par une calandre en deux parties : en haut, deux lamelles noires vernis et une grille en nid d’abeille pour le bas. Le tout, monté sur de belles jantes chaussées de pneus de 17 pouces. Bref, du joli travail stylistique qui fait du Scirocco l’une des plus belles créations de VW.
À bord, c’est l’impression de qualité qui se dégage en premier lieu. Le traitement de l’habitacle n’est pas non plus pour déplaire. D’accord, la planche de bord a un air de déjà-vue, ce qui est logique puisqu’elle a été empruntée au coupé-cabriolet Eos. Mais l’ambiance sportive a bien été recherchée. En témoignent le volant à base plate, les pédaliers chromés et ajourés ou encore, les sièges baquets qui promettent un bon maintien latéral pour les conducteurs avides de sensations fortes. À l’arrière, la banquette prend la forme de deux sièges individuels, lesquels peuvent être escamotés pour faire varier le volume du coffre de 292 à 755 litres.
Question équipement, deux finitions sont disponibles dans le réseau de la Centrale automobile chérifienne (CAC) : Sport et Soprt GT. La première se veut complète intégrant notamment 7 airbags (dont un pour les genoux du conducteur), la climatisation, le régulateur de vitesse, l’autoradio CD à 8 HP, l’alarme antivol, le détecteur de crevaison et le capteur de pluie.
La version Sport GT ajoute, entre autres, une sellerie en cuir et alcantara, la climatisation automatique, une préparation pour téléphone, les rétroviseurs rabattables électriquement, une alarme volumétrique et une prise multimédia pour connecter un iPod à l’autoradio.
Du reste, le Scirocco n’a pas qu’une belle ligne et un cocon sportif. Il a aussi de beaux dessous mécaniques. D’abord, un châssis affûté et des trains roulants derniers cris, surveillés de près par un arsenal sécuritaire adéquat (ABS, ESP, ASR).
Ensuite du beau linge sous le capot, bien qu’il ne s’agisse ni de V6, ni de grosses cylindrées. Au contraire même, ce coupé a droit à la toute dernière génération de moteurs TSI (turbo à injection directe d’essence) développés dans la veine actuelle du «downsizing». Par cet anglicisme, il faut comprendre la tendance des ingénieurs motoristes quant à offrir des rendements élevés à partir d’un petit moteur. C’est le cas du 1.4 TSI qui développe 160 chevaux pour un couple de 240 Nm, parvient à rouler jusqu’à 218 km/h, mais se contente d’une consommation moyenne de 6,5 l/100 km. Un peu plus grand (2.0 litres), l’autre bloc qui anime la gamme importée du Scirocco affiche des valeurs un cran meilleures : 200 ch, 280 Nm et 235 km/h en vitesse maxi, pour une conso moyenne de 7,7 l/100 km.
Fin du fin, ces deux blocs sont associés à la toute dernière génération de transmissions VW. Il s’agit des boîtes automatiques DSG (double embrayage) à 7 rapports pour le Scirocco 1.4 TSI et 6 vitesses pour la version TSI de 200 ch.
On notera enfin que chacune des deux versions est associée à l’une des deux finitions, tandis que les prix (TTC) s’entendent de 334.000 DH pour le Scirocco 1.4 TSI Sport et 374.000 DH pour la version 2.0 TSI Sport GT. Seul le marché dira si, oui ou non, ces prix sont compétitifs. Il faudra donc attendre pour voir… Reste aussi à l’essayer pour voir si le ramage vaut le plumage.

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