Volkswagen Touareg : le nomade est de retour

Volkswagen Touareg : le nomade est de retour

Qu’on le veuille ou non, le Touareg est l’une des plus grandes réussites dans l’histoire de Volkswagen. Pourquoi ? D’abord, parce qu’il a réussi, là où sa grande sœur, la Phaeton –pourtant plus luxueuse– a échoué. C’est-à-dire attirer au premier constructeur européen une nouvelle clientèle, plus premium et assez différente que celle traditionnelle des Polo, Golf et autre Passat. Ensuite, parce qu’avec près de 500.000 exemplaires vendus dans le monde, ce modèle a aussi réussi à installer sa marque dans l’un des clubs les plus fermés, celui des grands tout-terrain. Toute chose étant égale par ailleurs, ses chiffres de ventes sont certes moins colossaux, mais aussi édifiant sur un petit marché comme le nôtre. «Nous avons vendus plus de 3.100 Touareg entre 2003 et hier, avec une moyenne de 200 unités par an et un pic de 1.025 en 2009, année où il a été sacré ‘‘4×4 le plus vendu au Maroc’’», a déclaré Mehdi Tak Tak, DGA de la CAC, lors d’un point de presse tenu la semaine dernière.
Voilà autant d’aspects (positifs) sur lesquels cette deuxième génération du Touareg capitalisera pour espérer faire mieux que sa devancière et peut-être reconquérir son statut de leader. Pour cela, le Touareg, deuxième du nom, pourra compter sur une kyrielle d’atouts et d’améliorations. À commencer par une ligne extérieure, toujours réussie, mais que l’on qualifierait de moins agressive et surtout plus actuelle et en parfaite harmonie avec les récentes productions de la marque (Polo V, Golf VI). Malgré une longueur totale qui atteint 4,8 mètres (+ 4 cm), ce Touareg paraît pourtant moins massif que celui qu’il remplace. Peut-être parce qu’il a légèrement perdu en hauteur, dépassant tout juste le 1,70 m (- 2 cm). Ce qui est sûr, c’est que son design a réellement (et volontairement) été affiné. La face avant adopte la nouvelle calandre rectiligne et des projecteurs plus droits. Hormis des flancs subtilement sculptés, le profil évolue peu, tandis que la partie arrière n’est marquée que par son bouclier remodelé et le dessin moins épais de ses feux. Autre certitude, celle-ci mesurée, ce nouveau Touareg a été conçu pour être plus efficient sur le plan énergétique. En attestent son aérodynamisme peaufinée avec un Cx qui passe de 0,38 à 0,35 et surtout son poids allégé d’au moins 200 kg (précisément entre 203 et 222 kg selon les versions). Résultat, ce mastodonte pèse un peu moins de 2 tonnes, ce qui devrait non seulement se répercuter sur sa consommation en carburant, mais aussi lui autoriser une meilleure agilité sur la route. Cela, d’autant plus que sa carrosserie a gagné en rigidité torsionnelle (5% de mieux), le plaçant en tête de sa catégorie. C’est aussi l’un des 4×4 les plus spacieux, avec une habitabilité en progrès aux places arrière. Idem pour le coffre qui, grâce à une banquette coulissante (en deux parties) sur 16 cm, cube désormais entre 580 et 660 litres (+25l), voire 1.642 l si l’on sacrifie les places arrière en rabattant cette même banquette. L’ancien Touareg brillait déjà par son intérieur bien fini et faisant appel à des matériaux haut de gamme. Le nouveau va encore plus loin, par un niveau qualitatif qui tutoie les références (Audi et Porsche), ainsi qu’une nouvelle présentation de la planche de bord. Un poste de conduite qui se veut plus fonctionnel avec, entre autres, un meilleur agencement des commandes de la console centrale et un combiné d’instrumentation entièrement renouvelé. Le tout, dans une ambiance au confort rehaussé par une climatisation à régulation automatique sur 4 zones, ainsi que des sièges aux contours plus ergonomiques. Par ailleurs, le nouveau Touareg est un cran plus sophistiqué que par le passé. Citons dans ce registre, son assistance au démarrage en côte ou encore, son aide au stationnement avant/arrière (Parking Assistant), ainsi que le système «Area View» qui utilise quatre caméras pour offrir sur écran toute la périphérie du véhicule. Rien que cela ! Autre sophistication qu’adopte le Touareg II, sa boîte automatique à 8 vitesses (!), qui équipe de série toutes ses versions. Volkswagen peut légitimement s’en targuer, puisqu’il s’agit d’une première mondiale dans ce segment.
Et puisqu’on aborde le volet mécanique, remarquons que l’importateur marocain de VW a opté pour une seule motorisation (du moins pour cette phase de lancement) en l’occurrence, le 3.0 litres V6 TDI. Un diesel non seulement éprouvé, tant sur le plan de la fiabilité qu’en termes de rendement et de satisfaction. Voilà pourquoi ce bloc offre toujours la même puissance, mais avec une consommation revue à la baisse, soit 7,4 l/100 km en cycle mixte (1 litres de gazole en moins). Et avec un réservoir de 85 litres, l’autonomie est idéale pour effectuer de longs trajets… Question équipements, la nouvelle offre opère une rupture avec l’ancienne. Exit les dotations «Baroudeur», «Confortline» et «Caratline», puis, place à trois finitions inédites : «Explore», «Pullman» et «X’trem». La première intègre un peu plus de l’essentiel, avec notamment l’ABS couplé à un répartiteur et au contrôle de stabilité (ESP), 6 airbags, la clim’ auto quadri-zone, l’autoradio avec chargeur frontal 6 CD, le régulateur de vitesse, le volant cuir multifonctions, l’ordinateur de bord, les rétroviseurs intérieurs jour/nuit, les rétros extérieurs rabattables électriquement, des jantes en alu 17’’ et des phares antibrouillard. Plus étoffée, la finition intermédiaire joue la carte de l’optimum, ajoutant notamment, des sièges en cuir (sellerie «Cricket»), une alarme antivol, des inserts en bois, des placages extérieurs chromés, des rails de toit noirs, un volant chauffant à 3 branches et palettes, ainsi que le «Pack Visibilité» (fonctions «coming home» et «leaving home»). Les plus exigeants opteront probablement pour la dotation la plus chic, X’Trem qui met le paquet. Phares bi-xénon directionnels (avec lave-phares), éclairage du jour à LED, jantes alu 18’’, toit panoramique, préparation téléphone premium, «Parking Assist», stores pare-soleil sur les portes arrière ou encore, rails de toit couleur argent… autant d’options qui mettent le Touareg au diapason des 4×4 les plus luxueux du moment. «Des options qui seront offerts de façon packagée et à moitié prix pour les premiers acheteurs du nouveau Touareg», dixit M. Tak Tak. À ce titre, il faut savoir que les prix n’ont pas vraiment augmenté, oscillant entre 479.000 et 649.000 DH. Un positionnement très bien étudié et à même de permettre à la CAC d’atteindre ses ambitions pour ce modèle, à savoir 800 à 1.000 unités sur une année pleine comme 2011. Des objectifs très réalistes.

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