Volvo C30 : un lifting «accélérateur»

Volvo C30 : un lifting «accélérateur»

Que le temps passe vite ! En mars 2007, c’est-à-dire il y a trois ans seulement, l’importateur marocain de Volvo Cars (Scandinavian Auto Maroc) lançait la C30. Une compacte BCBG censée non seulement rivaliser avec ses deux rivales directes (Audi A3 et BMW Série1), mais surtout faire (enfin) décoller les ventes marocaines de la marque suédoise. Disons-le en toute objectivité : il n’en a rien été, du moins durant la première année. En revanche et depuis plus d’un an maintenant, l’image et les immatriculations de Volvo ont été positivement bouleversées (lire encadré). Un effet «Orangina» indéniablement imputable au nouveau staff dirigeant de SAM, mais aussi et en partie au style de plus en plus élégant qu’adoptent les Volvo comme le best-seller XC60. Des suédoises qui plaisent aux Marocains comme à tout le monde d’ailleurs. D’aucuns ne contesteront qu’à Göteborg, les designers semblent avoir trouvé leur voie. Celle-là même qui a dicté leurs coups de crayon pour l’exercice fastidieux du restylage de milieu de vie opéré sur la C30. Le résultat est tout simplement «remarquable» dans tous les sens du terme. La nouvelle venue gagne en caractère, avec une face avant qui s’inspire directement du concept-car S60. Un faciès résolument plus expressif grâce à la combinaison de tous ses éléments : des projecteurs effilés, une calandre hexagonale proéminente et un bouclier redessiné pour donner un air plus affirmé. Toujours aussi dynamique, le profil de la C30 reste inchangé tout comme la partie arrière qui, à l’exception d’un nouveau pare-chocs, a conservé ce qui a toujours constitué sa spécificité et son originalité une lunette droite en guise de hayon, encadré par des feux verticaux. Enfin, de nouvelles teintes de carrosserie (dont quelques-unes bien flashy) et des jantes inédites participent à la ligne rafraîchie de l’auto. En fait, ce que Monsieur Tout-le-monde ne voit pas à l’œil nu, c’est tout le travail de fond opéré par les ingénieurs suédois pour rendre la C30 plus douce envers l’environnement. Au total, un ensemble d’aménagements, regroupés à travers l’approche labellisée DRIVe (prononcez en français «drayve-i»), rendent cette compacte moins polluante et donc plus respectueuse de l’environnement. Ces améliorations ont trait à de meilleurs coefficients aérodynamiques, une diminution de la résistance au roulement (pneus Energy Saver de Michelin), à l’intégration de certains matériaux légers ou encore, à l’adoption du système Start/Stop. Mais malheureusement et pour des raisons d’incompatibilité avec la qualité des carburants marocains, le constructeur suédois n’a pas accordé son aval pour l’introduction de ce dispositif. Une technologie très en vogue actuellement qui, en entraînant systématiquement la coupure et le redémarrage du moteur lorsque le conducteur passe au point mort (pour s’arrêter à un feu rouge par exemple), permet d’économiser une goutte de carburant et partant, quelques émissions de CO2.
Qu’à cela ne tienne, la C30 «faceliftée» est, cette fois-ci, dans le coup et bien en phase avec son époque. C’est surtout une compacte chic capable de séduire une clientèle plus branchée, surtout dans sa finition la plus racée baptisée «R-Design». Moyennant un surcoût de 30.000 DH, ce package ne se limite pas qu’à un kit extérieur incluant une sortie d’échappement chromée, un spoiler arrière et des jantes de 17 pouces à 5 branches. L’intérieur reçoit également sa petite dose de tuning soft avec, entre autres, un volant sport gainé de cuir perforé, des pédales métalliques, une sellerie spécifique, des placages en aluminium, ainsi que le logo R-Design incrusté ici et là. Au demeurant et même sans cette exécution sportive, l’habitacle de la C30 devient, lui aussi, plus désirable. De nouvelles combinaisons de couleurs pour la sellerie font leur apparition au catalogue, tandis que la gamme marocaine a évolué vers une dotation unique et complète. En effet et question équipement, toutes les C30 importées reçoivent la climatisation à régulation électronique (ECC), un autoradio CD d’origine (avec commandes au volant et prise audio AUX), l’éclairage d’approche commandé à distance (Follow me home), l’ordinateur de bord… Le tout, sans lésiner sur la sécurité avec au total, 8 airbags, l’ABS avec amplificateur (EBA) et répartiteur (EBD) de la force de freinage, le contrôle dynamique de stabilité et de traction (DSTC) et les appuis-tête anti-coup du lapin (WHIPS). Dessinée pour deux adultes, la banquette peut accueillir trois (jeunes) personnes lorsque l’accoudoir central arrière est redressé. De même le volume du coffre n’est que de 233 litres, ce qui ne rend pas superflu la possibilité de rabattre les dossier de la banquette. Peu importe, la C30 n’a pas de prétention familiale, mais bien une vocation urbaine, «Djeun’s», voire anticonformiste. Mécaniquement, la palette des motorisations n’a pas évolué et la gamme importée se limite désormais à trois blocs dont un diesel. Il s’agit du 1.6 litre de 100 chevaux, du 2.0 l de 145 ch (accouplé à une boîte automatique) et du 1.6 D de 110 ch. C’est suffisant pour emmener la C30 dans et entre les villes, mais surtout pour en faire une bonne affaire à l’usage comme à l’achat. Comptez de 225.000 à 275.000 DH, soit une fourchette largement abordable face à la concurrence germanique. Du coup et en somme, le plus fort est que la sécurité n’est plus l’unique richesse des automobiles Volvo. Le style original et séducteur ainsi que le positionnement tarifaire «politiquement correct» deviennent également sa marque de fabrique. À la bonne heure !

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