Volvo S40 1.6 : Tout en douceur

Volvo S40 1.6 : Tout en douceur

Lorsqu’une familiale estampillée luxe s’affiche sur tous les supports médiatiques, avec comme principal slogan, un prix «révolvolutionnaire» (bravo déjà pour la créa et l’imagination de l’agence publicitaire pour un message aussi recherché que celui-là) de 298.000 Dhs, on ne peut pas rester de marbre. Est-ce une Volvo au rabais ? Une S40 sous-motorisée ? Serait-on en présence de l’équivalente suédoise de la Jaguar du pauvre : la X-Type Diesel, qui est bradée à tout va… ?
Que nenni ! Loin trop s’en faut même. Car, comme le reste de la gamme S40, cette version 1.6 l essence n’a rien à envier aux berlines de son segment. Il y a d’abord sa carrosserie aux lignes fluides et dynamiques, et dont la compacité en fait une sorte de S60 en réduction. Mais la S40 n’est pas pour autant réduite à cette seule image. Elle incarne aussi et surtout le nouveau style Volvo. Un design aux atours arrondis, mais avec des hanches assez musclées, du fait de la ceinture de caisse en épaulement. Un détail qui n’est pas là que pour faire joli, ou pour dégager une impression de robustesse, mais bien pour prouver cette dernière. Car, le long des portières courent des barres de renfort réalisées en acier à haute résistance. Mais, la sécurité est tellement un acquis pour le constructeur suédois, que celui-ci ne communique plus vraiment là-dessus. On ne s’étendra donc pas trop sur cet aspect pour dire par exemple que pas moins de huit airbags (frontaux, latéraux et rideaux) protègent l’habitacle. En revanche, un dernier coup d’œil sur l’extérieur du véhicule nous laisse remarquer des jantes en aluminium de 15 pouces, ainsi que des lave-phares haute pression. Une Volvo au rabais, avez-vous cru ? A bord, le constat est tout aussi positif, par la qualité de fabrication et de finition.
L’ambiance intérieure rappelle certes les habitacles de berlines allemandes, mais avec une approche esthétique bien plus originale. L’allusion est ici faite au dessin en cascade de la console centrale, qui, tout en étant fine, regroupe les principales commandes et cache (derrière elle) un petit espace de rangement. Plus qu’une présentation ergonomique, on est-là en présence d’un habitacle plutôt confortable. Preuve en est la forme enveloppante des sièges, l’espace aux jambes assez spacieux pour une voiture de ce segment et surtout les multiples attentions présentes ici et là. Très étoffé, l’équipement standard mérite qu’on s’y attarde : climatisation à régulation électronique (ECC), autoradio CD à 6 haut-parleurs avec commandes au volant, allumage automatique des feux de croisement, ordinateur de bord, commandes électriques pour les quatre vitres et les rétros extérieurs, volant et pommeau de levier de vitesse gainés de cuir et système d’extinction programmée des feux (Follow me home).
Ce sont là quelques ingrédients qui permettent d’affronter les longues distances. Cela, même si le volume du coffre ne dépasse pas les 405 litres et que l’espace aux jambes au niveau de la banquette arrière soit just-just pour les passagers qui dépassent les 1,80 m. Les autres qualités marquantes de la S40 sont à rechercher sur la route. La clé (électronique) de contact tournée, c’est une sonorité typiquement Volvo qui se fait audible et qui le devient dès lors qu’on monte dans les régimes. Notre version d’essai fait appel à un modeste quatre-cylindres, sans grandes sportives, puisqu’il s’agit d’un 1.6 litre de 100 chevaux et 150 Nm de couple. Des valeurs suffisantes pour une voiture de ce gabarit (4,47 m de long) et de ce poids (environ 1235 kg), mais à condition de solliciter ce moteur et de ne pas hésiter à jouer de la boîte manuelle (à cinq vitesses). En d’autres termes, bien accélérer et rétrograder selon le trafic urnbain. Saine, la tenue de route de la S40 dénote notamment un effort de suspension assez appréciable, puisque les inégalités de la route sont filtrées avec fermetés, tout en préservant le confort à bord. Enfin, le freinage est lui aussi à mettre en valeur, avec un ABS de dernière génération, couplé à un répartiteur (EBD) et à un amplificateur (EBA).

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