Volvo V50 AWD : Break multi-usage

Volvo V50 AWD : Break multi-usage

Loin de ce cliché très stéréotypé du livreur de pain, les breaks sont aussi et plutôt ces longs véhicules que les Anglo-saxons appellent plus communément «Station Wagon» et qui ont la cote depuis plusieurs décennies sur bien des marchés, à commencer par ceux du Vieux Continent. A titre d’exemple, on retiendra qu’au Benelux, Renault vend plus de 60 % de sa Laguna en version Estate (break) ! Et ils ont raison nos voisins européens. Car, lorsqu’il faut partir en vacances ou simplement transporter une poussette ou les provisions de la semaine, les pères de famille passent moins de temps pour charger leur coffre… lorsqu’il est celui d’un break. C’est aussi une catégorie de véhicule qui renvoie incontestablement à Volvo. Plus qu’une institution, le constructeur suédois en a même fait, et depuis cinquante ans déjà, une autre de ses spécialités, à côté de son principal cheval de bataille, la sécurité. Mais attention, de son glorieux passé, la marque de Göteborg (Volvo) a tout gardé sauf son design. Il n’y a qu’à voir la gamme actuelle pour constater que Volvo s’est bien affranchi de son style carré d’antan.
Déclinaison break de la familiale S40, le V50 en reprend en toute logique un bon nombre de panneaux de carrosserie. A commencer par la face avant, marquée par un capot court et nervuré en V, qui avance fièrement la calandre à lamelles verticales, elle-même repoussant sur les côtés les optiques à glaces lisses.
Sans extravagance ni faute de mauvais goût, le style de Volvo est autrement plus recherché que celui d’une marque premium comme Mercedes, qui ne cesse de cultiver le thème assez utilisé des doubles optiques, ou encore celui des formes triangulaires pour les feux arrière. Justement, la poupe du V50 est typiquement celle d’un break Volvo avec des feux verticaux, dont la largeur inspire une certaine solidité. C’est à la même idée que renvoie la ceinture de caisse, haute et soulignée par cet épaulement qui constitue le point d’orgue du nouveau design maison. Le reste du véhicule se résume à des lignes fluides et élancées, auxquelles participe grandement un profil de toit s’inclinant vers l’arrière, d’autant plus que les barres de toit sont de série. En fait, le V50 mise plus sur son look stylé que sur une capacité de chargement phénoménal. Sans établir de nouvelles références en la matière, ce break (long de 4,51 mètres) reçoit un vaste coffre dont le volume passe de 417 à 1.307 litres, selon qu’on rabat, ou non, les assises et les dossiers de la banquette. Un coffre qui séduit aussi par son espace compartimenté au plancher et surtout par sa large ouverture, rendant plus aisé le chargement d’objets lourds ou volumineux.
Label haut de gamme oblige, la présentation et la finition intérieures flattent au premier coup d’oeil. Les matériaux sont de qualité, à l’image des tapis de sol bien épais. Les sièges, bien dessinés, sont aussi ergonomiques que l’est l’agencement de la planche de bord. Celle-ci reprend l’élément phare apparu sur la S40 : la console centrale, habillée en aluminium brossé et descendant en cascade. Une forme qui lui permet d’abriter un petit espace de rangement.
Pratique pour caser de façon express un sac à main ou un autre objet peu encombrant. L’équipement sur cette version de base est d’emblée généreux : climatisation automatique à régulation électronique (ECC), système audio «Premium Sound» avec changeur 6 CD et commandes au volant, ordinateur de bord, alarme, allumage auto des feux de croisement… Le tout, sans omettre un arsenal sécuritaire digne du logo arboré (huit airbags, appuis-tête actifs (anti coup-du-lapin) et autres systèmes d’aide à la conduite).
Côté moteur, le V50 fait confiance au 2.5 T5, qui comme son nom l’indique est un moteur turbocompressé et constitué de cinq cylindres (un nombre à partir duquel une mécanique commence à devenir noble, considère-t-on généralement…). La sonorité agréable du T5 est telle qu’elle nous incite à avoir le pied lourd. Tant mieux, car notre version d’essai est une AWD (All Wheel Drive). Traduisez : une quatre roues motrices, ou si vous préférez : traction intégrale.
Une transmission sophistiquée, pilotée par un embrayage multidisque Haldex et dont la gestion du couple moteur entre les deux essieux, se fait électroniquement. Résultat : les 320 Nm du couple, qui accompagne les 220 chevaux de puissance, se traduisent par de fortes accélérations, assorties d’une stabilité et d’une motricité remarquables. La boîte manuelle à six rapports participe à l’agrément de conduite et son étagement autorise une certaine sobriété. En effet, la consommation moyenne n’est pas décourageante, puisqu’elle reste inférieure à 9 l / 100 km.

Le Verdict
Un break, capable de transporter famille et bagages, mais qui arbore une ligne séduisante et un logo premium, tout en disposant d’un habitacle luxueux et d’une base mécanique procurant le plaisir de conduite et le comportement routier d’une puissante traction intégrale… (ouf !) ça existe ! Ce sont là, les qualités que le V50 sait combiner en un seul véhicule. Plus séducteur que déménageur, ce break de charme et aussi un break de chasse grâce à son puissant 2.5 l turbo relié à sa transmission 4×4 (AWD). C’est d’ailleurs ce qui fait grimper la facture à 433.000 Dhs. Sans quoi, le V50 est accessible à tout juste 340.000 Dhs. Des prix trop tentants pour un produit, pur concentré de chez Volvo.

La Technique
2521 cm3. 5 cylindres en ligne, à injection électronique turbocompressée et 20 soupapes. 220 ch/320 Nm. Transmission intégrale AWD. Boîte manuelle à six vitesses. 8,7 l/100 km en consommation moyenne. 240 km/h. ABS+EBD+EBA (répartiteur et amplificateur de freinage). Contrôle de stabilité et de motricité (TRACS). Jantes alu et pneus de 16 ».

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