Youssef Benmoussa: « Nous n’avons pas réinventé la roue, le Salon de l’occase au Maroc existait déjà en 2004 ! »

Youssef Benmoussa: « Nous n’avons pas réinventé la roue, le Salon de l’occase au Maroc existait déjà en 2004 ! »

Aujourd’hui Le Maroc : D’où vous est venue l’idée d’un Salon de l’occasion ?

Youssef Benmoussa : Nous nous sommes inspirés de plusieurs salons à l’étranger, à l’instar des salons français qui sont au nombre de 20 dans l’Hexagone et qui sont dédiés à l’automobile d’occasion, tout en restant parfaitement complémentaires par rapport au salon du neuf. PSA en France, par exemple, réalise 50% de ses ventes à travers la reprise. L’occasion représente donc un levier important pour la vente de véhicules neufs, une donne qui est encore très peu utilisée au Maroc. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui de nombreux concessionnaires s’y mettent en lançant des plates-formes dédiées à l’occasion.
 
C’est donc la première fois qu’un tel événement est organisé au Maroc ?

Ce n’est pas du tout une première! Nous avons déjà fait le test d’un salon de l’occasion en 2004. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler d’Occasio 2004 ? Ce n’était pas vraiment un salon mais une sorte d’exposition de voitures d’occasion que nous avions placées au niveau de l’Atlantic Karting du parc Sindibad et qui aujourd’hui n’existe plus. Sur ce salon nous avions reçu quelque 22.000 visiteurs avec près de 400 ventes à la clé sur 1.600 véhicules arrêtés. Nous n’avons pas réinventé la roue, et puis nous nous sommes beaucoup imprégnés de ce qui se fait ailleurs, notamment en France à Paris et à Marseille où se tiennent les plus grands salons de l’occase. C’est là où nous nous sommes inspirés de certains fondamentaux pour les appliquer au cas marocain.
 
Comment sont ventilés véhicules et participants au salon ?

Les véhicules proposés seront en grande partie des véhicules issus du monde de la location longue durée. Ce seront cependant des véhicules de fonction et non de service qui seront mis en vente au salon. L’offre sera essentiellement tournée vers le diesel. Un concessionnaire participera en force : il s’agit de Sopriam. Grâce à sa plate-forme de Ain Sebaâ entièrement dédiée à l’occase, elle a déjà affûté ses armes et rodé sa machine sur ce marché. D’autres concessionnaires, à l’instar de BMW, participeront à des fins communicatives. La marque à l’hélice veut, en effet, communiquer sur le dernier showroom dédié à l’occase et qu’elle vient tout juste d’ouvrir. Enfin certains garagistes qui participeront veulent se faire une notoriété. Ils estiment offrir des véhicules arborant les mêmes garanties et la même qualité que les véhicules d’occasion des concessionnaires. D’ailleurs des contrôles techniques seront réalisés préalablement par des partenaires qui vont labelliser les produits avant leur mise en vente.
 
Pensez-vous atteindre plus d’affluence qu’avec le salon du neuf tenu à Casablanca en mai 2014 ?

Que ce soit au Maroc ou ailleurs, l’automobile intéresse tout le monde et attire le grand public, que ce soit par intérêt ou par simple curiosité. Nous ne considérons pas le Salon Auto Expo du neuf comme un salon concurrentiel, mais bien comme un salon complémentaire. Nous attendons un peu plus de 50.000 visiteurs issus du grand public. Pour le reste, il s’agira de professionnels, c’est-à-dire de revendeurs de voitures que nous casons dans la catégorie des professionnels. Lors du salon du neuf en 2014, ce ne sont pas moins de 250.000 visiteurs qui ont arpenté les stands.

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