«à chaque époque ses hommes et ses femmes»… Et s’il s’en trouvait parmi eux ?

à l’heure actuelle le vrai débat politique, le débat sur les idées, le débat sur les choix, là où l’on parle «gestion de la chose publique», là où l’on se «bat» pour des valeurs, des projets de société…et bien ce n’est pas dans les partis, ce n’est pas dans les instances élues, non, c’est au sein du mouvement associatif «nouvelle génération», dans les «Groupes», les «mouvements, sur facebook…» au cœur d’une jeunesse qui (re) trouve le goût de la politique. Les partis s’ils ne se réveillent pas très vite, s’ils ne révisent pas d’urgence leur stratégie et leurs priorités perdront la bataille des idées. En effet, pendant qu’ils sont focalisés sur leur cuisine interne, le débat vit ailleurs. C’est  «Capdema» qui organise une conférence sur «Les enjeux des législatives anticipées», c’est un «Manifeste de la Jeunesse» qui est publié par «Tariq Ibnou Ziyad Initiative», c’est «l’Alliance des Démocrates» qui se crée, ce sont les étudiants de l’ENCG qui mettent en place «l’Agora» et «Marocains Pluriels» qui invente les «Cafés Politis», espace engagé pour réconcilier les jeunes avec la politique… et tous ne chantent pas la même chanson d’où l’offre diversifiée et l’intérêt. C’est aussi sur la toile,  via des blogs qui s’opposent, des Groupes qui se répondent, des mouvements qui rivalisent que se sont déplacés les enjeux. Il faut recommander aux politiques d’aller  consulter les «Bigbrother.ma» , «Tiwliwla», «Eplume», «Robindesblogs», «Comptoir des chroniqueurs»,  «Jalil el Outmani’s.blog», «Droit de regard», «Génération Libre» … où les propos sont antagonistes, la discussion âpre mais riche. Qu’ils aillent prendre la température sur «Tous soldats de notre environnement» fort de quelques 5000 membres pour voir à quel point l’écologie est en train de s’imposer comme thème majeur. Que nos politiques voient aussi comment la formule de la «Tribune Libre» est en train de retrouver ses lettres de noblesse, moyen de communication, de débat et de confrontation : là où Fouad Laroui publie une tribune critique vis-à-vis du 20 Février arrive une réponse de Younes Benmoumen, président de Capdema et où à l’une de mes tribunes publiées ici même, s’exprime une  réplique de Abdullah Abaakil… Bien sûr les échanges sont rudes mais après tout n’est-ce pas sain et cela ne devrait-il pas devenir normal, habituel ? En fait de tout cela peut être tirée une conclusion, c’est que le nécessaire débat polémique qui permet de faire des choix, de faire évoluer les avis, de  modifier ou confirmer  des opinions ne se passe plus dans la sphère politique. Une preuve supplémentaire ?  Là où aucun élu ne lance la question de savoir si rendre le vote obligatoire pourrait être une proposition à retenir, ce sont des jeunes de 18 ans, regroupés au sein de «Polijuniors», qui lancent un «sondage» sur le sujet et organisent une consultation sur ce thème…
Le vrai problème se posera très vite si tout cela n’a pas de prolongement politique. En effet comment mobiliser les citoyens et en particulier les jeunes s’ils ne trouvent pas dans les partis la liberté de ton et la qualité de débat qu’ils trouvent ici ? Pour terminer, je voudrais vous demander de bien retenir des noms tels  ceux de ces jeunes, Reda El Ourouba, Omar Alaoui, Ghali Bensouda, Youssef Chehbi, Loubna Karroum, Mehdi Bensaid,  Leila Zizi, Mahdi Zahraoui , Khalid Baddou, Nour Sadni…et bien d’autres, qui bien sûr représentent une liste subjective et non exhaustive,  mais qui à l’heure actuelle incarnent l’ engagement et  parmi lesquels  lorsque les antagonismes exacerbés se seront apaisés, se trouveront les politiques «de demain» capables de faire vivre une majorité, une opposition, bref une classe politique rénovée et rajeunie.
Alors, on se donne rendez-vous demain ?

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *