Aimer ce pays…

Aimer ce pays…

Pour quitter 2007 et entrer en 2008, je voudrais essayer de sortir des traditionnels vœux, pour tenter de nous projeter —et nous réunir— en un souhait commun :  l’amour  du pays.
Chaque être possède ses fondamentaux, ses valeurs, ses repères, or il en est un qui devrait être notre dénominateur commun à nous Marocain(e)s, où que nous vivions : l’attachement à la terre d’origine.
Je peux —par expérience— vous dire que «les racines» sont ce qui forme la base de notre identité lorsque l’on est né ou que l’on a grandi à l’étranger : observer ce lien qui persiste au-delà des générations chez les Marocains de l’étranger -qu’ils soient musulmans ou juifs- et qui pousse tant «d’immigrés» à venir se faire enterrer dans leur pays  natal, et leurs petits-fils et petites-filles à garder le Maroc au cœur malgré l’éloignement dans l’espace et dans le temps. Or, cet amour du pays, ne nous y trompons pas, n’a rien de «ringard», n’a pas la connotation négative du nationalisme ou péjorative du chauvinisme : non, l’amour du pays est une valeur. Et devrait être notre valeur commune, notre ciment !
Or, me semble-t-il, ce sentiment nous fait trop souvent défaut : écoutons nos jeunes, regardons notre propre comportement, observons notre élite… les marques d’attachement à notre pays ne sont pas évidentes. Pis, c’est souvent la défiance, le désamour qui s’affichent ! Or, actuellement —peut-être encore plus qu’avant— notre pays a besoin que nous l’aimions et nous-mêmes avons besoin de l’aimer ; car en cette époque de recherche identitaire, de besoin de valeurs, de repères…  c’est bel et bien là que réside le fondamental : se sentir appartenir à une terre, une patrie. C’est en effet la base indispensable pour pouvoir s’ouvrir aux autres, mais c’est aussi une condition nécessaire pour le progrès de notre propre pays. C’est  cet amour qui nous poussera à aller de l’avant, à nous transcender, à privilégier l’intérêt collectif sur des intérêts mesquins, à nous sentir partie prenante d’une nation. Pour le meilleur!
S’il est un vœu -toujours d’après moi- qu’il nous faut formuler parce qu’il englobe tous les autres, c’est bien celui-là : aimer notre pays pour réussir tous les objectifs que nous pouvons nous fixer : développement, progrès, richesse, réussites… L’amour du pays se montre certes dans de grandes occasions, de joie, de mobilisation, de tristesse… mais il devrait se «prouver» au quotidien, dans notre vie de tous les jours, de par nos gestes les plus basiques. Trop souvent, ce sont au contraire des attitudes de désintérêt —voire de mépris— que nous adressons  à ce pays qui nous unit. On peut posséder plusieurs nationalités, on peut avoir plusieurs passeports… le lien à la terre d’origine perdure : c’est l’une des spécificités de l’âme marocaine. Mais ce lien là, il faut le préserver, l’entretenir, l’enrichir, pas seulement lorsque l’on vit en dehors du Royaume mais y compris (surtout) lorsque l’on vit à Sidi Bennour, à Laâyoune ou à Casablanca. Ce patrimoine là, nos enfants, les jeunes ne le posséderont que si nous le leur transmettons en héritage. Pour cela, il nous faut le posséder nous-mêmes. Aimons notre pays, un vœu qui ne se limite pas à 2008 mais se décline à l’infini.
Qu’en plus, la santé, la prospérité et le bonheur vous accompagnent toutes et tous en cette année qui débute !

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