Aujourd’hui le Makhzen : Ali va à l’école

Chaque semaine, Ali rit des fautes de la presse dans les «Joyaux de la couronne». Bien sûr ! Il a tout le temps pour trouver une faute de syntaxe, un non-sens, un contresens… Mais lorsqu’on se targue d’être un puriste de la langue, on doit être sauf de tout reproche. On doit savoir écrire, agencer des phrases, construire un texte, et non pas se suffire de quelques giclées avares en sens et arguments, et prodigues en monstruosités. Je n’en veux pour preuve que deux “articles”, généreusement prêtés par Demain n° 83.
Une phrase au hasard : «Et qui peut aujourd’hui sortir la photo d’un lieutenant alors en active (sic) sinon certains dignitaires, parmi lequel (AOUAH !) figure ce…». Ali a l’habitude de commettre une faute par phrase, mais lorsqu’il en fait deux, c’est qu’il vise autre chose. Il ne faut être bien malin pour comprendre que Ali a du mal à assumer un passif auquel il veut à tout prix donner une apparence active. Les luminosités de cette nature sont légion, mais Ali nous gratifie d’autres petites merveilles. Surtout quand il veut construire une image. Alors là, c’est toute la langue qui tremble: «Il est inimaginable qu’un représentant d’un parti suintant la haine envers des Marocains». OUHAA !!! Même le bêtisier de l’année ne supporterait pas cette bizarrerie.
Comment peut-on suinter ENVERS quelqu’un ce qui s’écoule goutte-à-goutte dans un mouvement lent ? Cette monstruosité a au moins le mérite de nous instruire sur cette plaie de Ali, qui suinte à la fois des fautes de langue et des obsessions, et que seul son torchon peut panser sans être dégoûté par les suintements nauséabonds de son auteur. Dans le même registre que suinter, Ali nous sort une autre trouvaille : «Un pauvre homme qui essaie de se faire renflouer financièrement». Diable ! il n’est pas très français le “se faire renflouer”, mais il est très instructif de celui qui s’enfonce chaque semaine un peu plus dans un bourbier et qu’il n’est plus possible de remettre à flot.
Pourtant, il n’est pas difficile de faire des phrases. On va y arriver ensemble Ali. Commençons par les phrases simples : «Ali va à l’école». «Ali a mal appris sa leçon à l’école». Très bien ! On va passer maintenant aux phrases complexes. «Ali veut aller en prison, mais il n’a pas l’étoffe d’un militant. Ali vit en plein délire de persécution. Ali veut être un martyr, mais il n’a aucun projet, ne défend nulle cause pour prétendre à la sanctification. C’est un pauvre bougre pathétique, sa place naturelle est dans une clinique».
Allons, ne pleure pas Ali. Ce n’est pas si difficile à répéter. Active ! Ali n’y arrive pas. Ali a peur de se regarder dans un miroir. Pourtant s’il fallait absolument lui brosser un portrait conforme au modèle, au mieux, il ressemblerait à un bouffon suicidaire parce qu’il ne fait plus rire. Au pire à un dépressif que l’on devrait soigner par charité.

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