Aujourd’hui le Makhzen : La galère d’un gueux

Àla faveur de cette chronique ramadanienne, nous sentons sérieusement que nous faisons une oeuvre de salubrité publique. Ali Lmrabet, dit aussi Ali-le-fax, Ali-la-crotte, et autres sobriquets du même registre, célèbre aussi pour publier un torchon dit Demain-le-franquisme, ressemble, en effet, à une sorte de marée noire, l’odeur en sus. Ce qui nécessite de remonter un peu aux origines du mal, de localiser les débuts de l’érosion, et de localiser les fragilités de l’épave, les facteurs d’usure. «Ouwa Ammi» (Ô maman), répète-t-il souvent dans la nuit. Un cri qui montre que l’enfant égaré du Rif, en dépit des années accumulées et de l’errance au fil des ans, n’a pas changé d’habitude.
L’accident malheureux qui a occasionné le décès de sa mère et l’incident malheureux qui s’en suivit, l’ont marqué à vie. Mais au lieu d’en vouloir à ces énergumènes sans scrupules qui n’ont pas hésité à subtiliser à un corps sans vie les quelques sous que la mère portait sur elle, il s’est mis en quête d’une vengeance collective à l’encontre de tout le monde, sans discernement ni quartier. Pour lui, c’est « le système » et ses suppôts qui sont comptables de la profanation du corps et de la mémoire de la mère ; vaste chantier d’investigations pour les hommes du divan. Encore, faut-il, pour ce patient très spécial qu’il tienne en place, qu’il échappe à ce destin de marionnette, de chose qui passe de main en main, qui chauffe au contact de la moindre flatterie, se pâme, pour le regretter quelques instants après, se crispe et verse dans un délire hystérique. «Oua Ammi !!!!» Ceci sur l’enfance du père de l’hebdomadaire populiste et néo-fasciste: «Demain le franquisme». En ce qui concerne le présent, c’est-à-dire ici et maintenant, dans le Maroc d’aujourd’hui le Makhzen, notre ami Franco se proclame d’attaches solides avec l’Argentine, d’où il est venu au monde de la presse. Après des brefs séjours dans les journaux Al Haraka et Le Quotidien du Maroc, il passe au Journal et fait le scoop de sa vie en allant à la rencontre de Netanyahou,de triste mémoire..
À son retour, il crée Demain la panique, avec le soutien sonnant et trébuchant de Antonio Baquero, transmuté pour la circonstance en VRP ibérique pour la bonne cause de Ali-le CNI, après avoir escroqué tous ses actionnaires. Hicham Aït Mena, qu’il a fait grossièrement chanter pour un meurtre sordide à Mohemmadia, Nasser Bouaâzza, parti sans demander son reste, Kamil Benjelloun, et d’autres encore, idem. Il fut dire à ce propos qu’on lui a tenu la main. Victimes consentantes ou sujets à de mauvais calculs, de nombreuses fées se sont penchées sur le berceau de ce qui va s’avérer un monstre hideux. Il a viré tout ce monde après l’avoir dépouillé, Ali-l’escroc.
Entre-temps, il épouse la cause des picaros et se ressource dans les récits picaresques arabes et espagnols. Ses amis, artistes makhzéniens retraités avec rente viagère, convertis en populistes et picaros, lui indiquent le chemin à suivre et jouent scrupuleusement le rôle de mauvais génies pour notre fou à lier. En fait, Ali-le-faxx est devenu une sorte de self-service où tout le monde se sert. Mais les gens ne voient qu’un : le papillon qui s’expose au feu. Pourtant, lui et ses amis sont liés par un pacte inviolable, celui de pousser l’amalgame à l’extrême et d’insulter le passé, le présent et l’avenir. Mais, lui, il a l’avantage d’avoir fait partie de déserteurs et de picards à la recherche de moyens de subsistance. À son retour, il ressemblait plus aux miséreux et aux vagabonds, plutôt qu’à un quelconque usager du savoir. Après un bref passage dans le journalisme de bas étage, il se spécialise dans la conjugaison des verbes piquer, vagabonder, mendier, diffamer et trahir. Depuis lors il s’est fait une image qui lui colle parfaitement à la peau.
À l’instar de tous les picaros, il lie son destin à celui de la marge. Ceux qui le connaissent de près savent qu’il manque d’argent, d’honneur et de convictions. Il est misérable, miséreux, gueux, indigent, mendiant, serviteur de basse condition, sans honneur, vagabond, sans toit ni feu, hérétique et de mauvaise vie. Fidèle uniquement au plus offrant, comme une péripatéticienne sur le retour, édenté qui fait de son handicap un atout commercial et un avantage comparatif.
Incompris par une partie de lui-même, il subit le sort des hyènes puantes qui finissent généralement, lassées et sans vie, aux côtés des charognes qu’elles convoitaient. Triste destin pour un triste personnage ! Qu’il aille au diable si celui-ci veut de lui M

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