Aujourd’hui le Makhzen : Mâalem Ali en creux

Quel que soit le raisonnement que l’on utilise et avec un minimum de bon sens, et quelle que soit la posture que l’on veut adopter consciencieusement, honnêtement et objectivement, Ali Lmrabet reste un cas à part, un cas d’école singulier et une espèce tellement rare que son ombre et sa pénombre se mélangent pour donner corps à une entité sans repères, un être non identifié. Pas un OVNI ou un Martien, mais un être qui fait tout pour se distinguer malencontreusement, au gré des accidents de parcours et de circonstances aggravantes. Et pour savoir ce qui peut déranger notre Mâalem Ali en creux, il ne faut surtout pas se torturer les méninges et chercher une quelconque profondeur. Puisque tout ce qu’il fait ou semble faire et dire, tout ce qu’on lui prête a toujours une source ailleurs, lui c’est le mur sur lequel on projette les reflets, c’est le panneau sur lequel on colle des annonces, c’est le sable sur lequel on dessine des formes qui de toutes les manières seront effacées sous les pas ou dans le mouvement des houles.
Une journaliste qui avait la malchance de l’avoir comme patron, du temps de son magazine Demain, n’oubliera jamais cet épisode toute sa vie durant. Bien portante, enjouée sur les bords, allumeuse parfois, elle a eu la terrible expérience de l’avoir entendu la traiter de tous les noms. Celui qui fait l’étonné quand on lui renvoie un tant soit peu son image, a abreuvé sa victime d’insultes, de jurons, la traitant de tous les noms, y compris les plus orduriers, pour finir par l’agresser physiquement et la gifler.
D’ailleurs, une plainte a été déposée en son temps auprès des autorités compétentes et des tentatives de réconciliation de sa part n’ont rien donné… Aujourd’hui qu’il se proclame donneur de leçons, en matière de morale, tenant un discours sur le Hchouma à l’occasion du mois de Ramadan, nous lui rappelons uniquement son attitude à l’égard de sa directrice technique du temps du magazine Demain, quelques semaines seulement avant le 2 décembre 2000. Il a déversé sur la tête de cette brillante maquettiste, doublée d’une infographiste rompue aux jeux de couleurs et des images, un torrent de mots obscènes et d’expressions les plus vulgaires. Mal en a pris à cette Française expatriée quand elle a osé essayer de le remettre à sa place. Tout directeur qu’il était, -il l’est d’ailleurs toujours- il s’est rué sur la pauvre dame qui ne dut son salut qu’à la présence de certains membres de la rédaction qui avaient servi de force d’interposition, pour reprendre des termes chers à Si Ali. Au fait, ceux qui travaillaient sous sa direction avaient une seule chose réconfortante : c’est que le magazine se trouvait juste à côté d’une célèbre clinique casablancaise. Les blessés peuvent être vite soignés et les crises de nerfs du directeur calmées par un appel aux urgences de la clinique…

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