Café Politis : Nouveau modèle de développement, nous avons des choses à dire !

Café Politis : Nouveau modèle de développement, nous avons des choses à dire !

Le Café Politis de ce jeudi 28 novembre se proposait de faire descendre la réflexion sur le terrain et d’initier une série de rencontres avec de grandes figures de notre paysage sociétal, la jeunesse et la population.

«Nous avons des choses à dire sur la société dans laquelle nous désirons vivre», telle était la ligne directrice du Café Politis qui s’est déroulé à la Sqala, jeudi 28 novembre…

En effet pour les organisateurs: les associations Marocains Pluriels et Sqala, la volonté était de permettre que des citoyens -parmi lesquels les jeunes- puissent s’exprimer sur le nouveau modèle de développement dont ils entendent beaucoup parler mais qui pour l’instant n’est pas encore descendu sur le terrain. Les qualités du président de la future commission, nommé par SM le Roi, Si Chakib Benmoussa, rassurent quant à la qualité du travail qui sera effectué, pour autant l’une des conditions de sa réussite réside bien dans l’appropriation que pourra s’en faire la population.

En effet, le nouveau modèle de développement passe aussi -surtout- par l’humain : la remise du citoyen au centre des préoccupations, par la culture, le droit des femmes, le vivre-ensemble, la (re) création de lien social… le Café Politis de ce jeudi 28 novembre se proposait donc de faire descendre la réflexion sur le terrain et d’initier une série de rencontres avec de grandes figures de notre paysage sociétal, la jeunesse et la population.

Un extrait du discours de SM le Roi servait d’introduction au débat : «Nous avons veillé à ce que cette commission, par sa composition, regroupe différentes disciplines académiques et diverses sensibilités intellectuelles, en y faisant siéger des compétences nationales issues du public et du privé, suffisamment outillées pour comprendre les dynamiques à l’œuvre au sein de la société et aller au-devant de ses attentes, sans jamais perdre de vue l’intérêt supérieur de la Nation».

«Notre ambition est que, dans sa nouvelle version, ce modèle de développement constitue une assise solide pour faire émerger un nouveau contrat social emportant une adhésion unanime, en l’occurrence celle de l’État et de ses institutions, celle des forces vives de la Nation incluant le secteur privé, les formations politiques et les syndicats, les associations, ainsi que celle de l’ensemble des citoyens».

Samira Sitail : Journaliste / DGA info et programmes Groupe 2M, Monique Elgrichi : chef d’entreprise, vice-présidente de l’Heure Joyeuse et membre fondatrice du Mouvement Les Citoyens, Fathia Elaouni : Journaliste/rédactrice en chef Antenne Radio 2M/ membre du comité permanent Panafricaines, Salah El Ouadie : Président mouvement Damir/écrivain et Moulay Abdellah Cherif Ouazzani : universitaire/formateur d’Imams, avaient répondu présent et ont su enflammer la discussion qui a ainsi duré plus de 2 heures, devant un large public d’une centaine de participants, composé en très grande partie de jeunes.

En fait le débat sur le «Nouveau modèle de développement» ne fait que commencer et l’on voit bien qu’il faudra tout mettre en œuvre pour qu’il réponde aux attentes de la population et l’on a senti tout au long du débat offensif et pertinent que les attentes des Marocain(e)s sont vastes et pressantes.

Les jeunes en particulier ont tellement à dire et à proposer…

De la discussion ont émergé les points saillants des domaines qui, à n’en pas douter, deviendront incontournables dans la réflexion qui débute, concrets, pointus, décrits simplement ils sont le reflet de ce qui remonte et remontera du terrain.

Je vous en livre quelques-uns :

– Restaurer la confiance dans notre administration : méritocratie, sanctions, contrôles, système permettant de juger les services (note de satisfaction via le Web)

– Moderniser le système politique et infuser du sang neuf dans nos partis: faire dépendre les subventions du nombre d’adhérents, du pourcentage de femmes, de jeunes dans les instances décisionnelles

– Renforcer le rôle des femmes dans l’essor économique et social : exemple doit être donné par l’Etat par la nomination de femmes à de hauts postes de responsabilité

– Bâtir le développement sur l’humain.

– Défendre nos valeurs et notre histoire: instaurer un enseignement de l’Histoire rigoureux, véridique,

– Valoriser le rôle de la jeunesse.

– Lutter efficacement contre les drogues : prévention, répression, désintoxication.

– Écouter, consulter et impliquer tous les citoyens et particulièrement les jeunes dans ce nouveau modèle de développement.

– Impliquer le monde rural.

– Installer à l’échelle nationale (par régions) une relation d’échange et de débats avec les citoyens,  à travers des réunion telles que «Le Café Politis».

– Profiter de l’amour de nos jeunes pour le sport, pour la culture, pour fédérer et regrouper notre jeunesse autour d’un projet commun : cela passe inévitablement par la définition de lignes politiques claires, volontaristes définies pour, par et avec la jeunesse.

– Réviser profondément notre code pénal : en matière de libertés individuelles, en instaurant une loi contre le racisme

Ces propositions sont évidemment partielles et non exhaustives et demandent à être approfondies, débattues, enrichies… elles indiquent cependant clairement celui qui ne saurait être oublié ou négligé dans le nouveau modèle de développement qu’il nous faut construire.

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