Ces «hirondelles» devenues vautours…

Ces «hirondelles» devenues vautours…

L’adage dit que les hirondelles annoncent le printemps ! Beaucoup s’y sont laissés prendre, notamment ces populations qui ont cru à cette annonce du «Printemps arabe», deux années après, le printemps est devenu hiver et les hirondelles ont fait place aux faucons. Il ne s’agit pas de contester à ces peuples l’espoir qui les animait en combattant le pouvoir en Tunisie, en Egypte ou encore en Libye, mais comment ne pas voir qu’ils sont tombés de Charybde en Scylla, comment ne pas compatir au malheur de ces pays, ne pas partager le combat de ces femmes pour leurs droits, ne pas pleurer le sort de Chorki Belaid abattu parce que militant.
Oh il ne s’agit pas de faire preuve de forfanterie ou d’indécence mais comment ne pas se féliciter du choix fait par le Maroc, Roi et peuple ensemble. Il serait absurde de penser que nous n’avons pas nos combats à mener : justice sociale, lutte contre la corruption, droits des femmes, dignité, place et avenir de la jeunesse… la liste nous la connaissons et c’est justement parce que nous avons su éviter la violence, le sang et les larmes que nous pouvons, que nous devons œuvrer pour plus de développement, plus de progrès justement répartis.
Souvenez-vous pourtant de  nos «hirondelles» à nous qui nous indiquaient le chemin à suivre lors de ce «Printemps arabe», qui du haut de leurs universités prestigieuses à l’étranger et dans les colonnes de journaux «incontournables» nous disaient ce qui était bon pour nous, ce que nous devions faire et combien la Tunisie, l’Egypte ou la Libye étaient des modèles que nous devions suivre !
Où sont- ils donc aujourd’hui  ces chantres du printemps ? Ils sont devenus soudainement  de grands «taiseux» !
Si la victoire a plusieurs pères, l’échec est orphelin, dur de devoir admettre qu’ils ont eu tort et que notre pays a eu raison de choisir une autre voie, sa propre voie et qu’il va de l’avant…
Vouloir le changement, vouloir le mieux pour son pays ce n’est pas être champion du clavier facile ou des plateaux télé ! Quant à ces jeunes du 20 Février, ceux qui étaient sincères dans leur engagement en pensant militer pour des réformes sociales, mais qui phagocytés, trompés, se sont enfermés dans un cercle vicieux  de contestation, ils ont été lâchés par ces «guides spirituels». Qu’ils rejoignent donc tous les jeunes qui veulent réformer, progresser, ouvrir des perspectives, s’engager… sans verser dans la violence, sans mettre en péril notre stabilité pour sauter dans l’inconnu…
Car qui veut changer vraiment et concrètement les choses, qui veut rénover les pratiques, qui veut lutter contre les disparités peut le faire, il suffit qu’il le veuille réellement sans autre objectif caché et qu’il retrousse ses manches  : regardez ce petit miracle du «Voyage de l’Espoir» à Anfgou réussi par nos jeunes ou cette superbe initiative de la «Boulangerie Solidaire» à Sidi Boubeker, menée par d’autres jeunes qui permet à 100 familles de bénéficier de pain, à 5 jeunes d’être salariés et 4 autres de suivre une formation de boulanger, et tant d’autres jeunes Marocains  qui agissent !
Des peuples se sont fait voler leur révolution, nous, nous menons notre évolution !

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