Comité citoyen de vigilance et d’alerte

Comité citoyen de vigilance et d’alerte

Pour les initiateurs de la lettre ouverte, il ne s’agit pas seulement de faire des actions ponctuelles, de s’indigner pendant un moment et passer à autre chose, mais bel et bien d’agir pour éradiquer la culture de la violence, la culture de la haine, pour que ce ne soit pas seulement un discours.

Les initiateurs de la lettre ouverte «Stop à l’apologie du terrorisme» ont choisi de donner une suite à leur action. En effet, après leur réunion avec le CNDH et en réponse aux attentes et aux demandes de nombre des 5.000 signataires de la lettre ils ont décidé de mettre en place un Comité citoyen de vigilance et d’alerte, dont l’objectif sera d’offrir un débouché à cette salutaire mobilisation lui conférant un caractère permanent. Ainsi ce Comité est créé dans la droite ligne de la pétition «Stop à l’apologie»  remise au président du CNDH – le jeudi 12 janvier 2017- demandant principalement l’application de la loi et la mise en place d’une politique de prévention, notamment par l’éducation, et impliquant tous les acteurs concernés.

Cette lettre ouverte, action pacifique de sensibilisation et de mobilisation menée par des citoyens, a «fait bouger les choses» permettant à de nombreuses personnes de se rendre compte qu’elles n’étaient pas seules à se révolter et vouloir agir, et a permis à l’ensemble des Marocains de mesurer le poids de la société civile lorsqu’elle sait s’unir autour d’une cause et pour des objectifs communs.

Pour Driss El Yazami, le rôle de la société civile en tant que lanceur d’alertes et d’instruments de vigilance par rapport aux dérives qui peuvent se produire est important parce que, a-t-il expliqué, la Constitution adoptée en 2011 est venue avec un nouvel équilibre des pouvoirs, il n’y a pas un pouvoir plus fort que l’autre. Ainsi, pour le président du CNDH, «il faut que chacun des pouvoirs puisse jouer son rôle, faisant ici référence à la société civile, à l’Etat et au Parlement».

Aussi pour les initiateurs de la lettre ouverte, il ne s’agit pas seulement de faire des actions ponctuelles, de s’indigner pendant un moment et passer à autre chose, mais bel et bien d’agir pour éradiquer la culture de la violence, la culture de la haine, pour que ce ne soit pas seulement un discours.

A la question «quels sont les instruments que nous pouvons mettre en place, et surtout, comment peut-on faire de la prévention vis-à-vis de la jeunesse ?» et afin de répondre aux attentes et aux demandes de la majorité des signataires, ils ont donc décidé de mettre en place ce Comité citoyen de vigilance et d’alerte, dont l’objectif sera d’offrir un débouché concret à cette mobilisation. Outre ce lien entre les signataires, permettant un maillage – de vigilance, d’alerte et de riposte – national, voire international, un plan d’action qui  montrera que cette action n’est pas seulement virtuelle sera élaboré.

Dans l’immédiat chacun(e) – au sein de ce Comité – s’engage à lancer des alertes à chaque fois qu’il y aura de la haine, de l’incitation à la violence, de l’apologie du terrorisme, à travers un système de tracking.  Il est aujourd’hui impératif de mettre en place des instruments à côté des condamnations tous azimuts, qui ont leur mérite, pour que cela cesse. Les réseaux sociaux sont un supermarché où il y a de tout : de l’amour, de la haine et des dérives dangereuses…il est urgent, il est vital de traquer la dérive là où elle est, quand elle porte en elle les germes de la violence et de la haine.

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