De toutes les couleurs : nombre d’or, la divine proportion

De toutes les couleurs : nombre d’or, la divine proportion

En effet, le premier à l’avoir défini de manière précise est Euclide (325 – 265 av. JC) dans son livre «Les éléments». Plus tard, en 1509, Luca Pacioli (1445–1517) a publié trois volumes sur les multiples propriétés de ce fameux nombre -en fait, un rapport entre deux segments ou deux surfaces, qu’il appela la «proportion divine.» Pour saisir sa définition, prenez un segment de longueur A et divisez-le en deux parties inégales B et C. Si le rapport de A sur B et le même que celui de B sur C, alors ce rapport est le nombre d’or (environ 1.62), auquel on attribue une qualité visuelle intrinsèque : une géométrie qui contient des surfaces ou des segments dont les rapports sont d’environ 1.62, serait esthétiquement meilleure. Comme ce nombre est censé améliorer l’esthétique, il est normal que des artistes, des architectes, des designers, des bédéistes et des scientifiques s’y soient intéressés. Leonard De Vinci l’a utilisé pour bien proportionner ses personnages. C’est probablement ce qui a inspiré Dan Brown pour son roman «Da Vinci Code.» L’amitié de De Vinci avec Pacioli prouve qu’il connaissait bien ce nombre et qu’il l’a utilisé de manière délibérée, contrairement à d’autres artistes qui l’ont utilisé intuitivement.  On retrouve ce rapport d’or sur d’autres grandes œuvres d’art telles que «La naissance de Vénus», de Botticelli, pas seulement au niveau de la composition mais aussi dans les dimensions du tableau qui est un rectangle d’or. Dans «L’adoration des Mages» de Velázquez, le format du tableau est un rectangle d’or, et on remarque que Velázquez s’est arrangé pour mettre le visage de Jésus sur une intersection qui subdivise le tableau en surfaces d’or. Dali l’a utilisé de manière explicite dans son tableau, qui est un rectangle d’or,  «La Cène.» Et le fameux architecte suisse Le Corbusier, a créé en 1943, tout un système de mesure, basé sur les proportions du corps humain et le nombre d’or. Ce système appelé «Modulor» donne des standards censés rendre harmonieuses les proportions de diverses formes architecturales. Utilisé probablement de manière intuitive dans le panthéon, le nombre d’or aurait été volontairement employé dans la grande mosquée d’El Kairouan, par exemple. Et ces exemples ne sont que le sommet de l’iceberg en termes d’utilisation du nombre d’or en art. Côté science, des expériences ont été pratiquées pour vérifier si ces «proportions divines» avaient réellement une attraction particulière pour les humains, mais les résultats sont discutables. D’où une controverse autour de leur apport à l’esthétique. On se pose aussi la question si le rapport d’or (1.62) est vraiment significativement meilleur que des rapports proches tels que (1.5 ou 1.75 par exemple !)

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