De toutes les couleurs : On va exhumer la Joconde

De toutes les couleurs : On va exhumer la Joconde

Les spéculations vont de Lisa Gherardini, la femme du riche marchand Francesco del Giocondo, à la mère de Leonard de Vinci. On soupçonne même De Vinci, présumé homosexuel, d’avoir réalisé un autoportrait déguisé en femme. En tout cas, ce mystère qui a généré plusieurs théories, aura occupé un grand nombre d’historiens et d’amateurs d’art.
Il y a quelques jours, on a appris qu’une équipe de chercheurs italiens, dirigée par Silvano Vinceti, s’est fixé pour but de résoudre ce vieux mystère. En effet, au début de ce mois d’avril, ces chercheurs ont déclaré qu’ils vont exhumer les os d’une femme, depuis longtemps soupçonnée être Mona Lisa.
Pour cela, il fallait d’abord localiser l’endroit où elle a été enterrée. Les chercheurs savent que Lisa Gherardini est née en 1479 et qu’à son décès, elle avait la soixantaine. De plus, un historien amateur italien a trouvé un certificat de décès daté du 15 juillet 1542, qui dit qu’elle serait enterrée dans le couvent de Sainte Ursule à Florence. C’est donc là, en toute logique, que les chercheurs vont procéder aux recherches.
La dépouille de cette femme, connue en Italie sous le nom de «La Gioconda» et en France sous le nom de «La Joconde» les aidera à déterminer une fois pour toutes si elle a servi de modèle pour La Joconde de De Vinci. Le groupe de chercheurs en question a déjà reconstruit les visages d’autres artistes italiens, en utilisant des méthodes de la police scientifique, qui se basent sur la forme du crâne. Ce groupe a aussi réussi à identifier les os de Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage, qui est un peintre italien né en 1571 à Milan et décédé en 1610 à Porto Ercole, et ainsi parvenu à identifier la cause probable de son décès. Le Caravage, dont la réputation était sulfureuse et pleine de scandales de toutes sortes, avait effectivement eu, une vie et une mort, cernées de mystères.
Des techniques semblables à celles utilisées dans le cas de Le Caravage vont donc aider les chercheurs à retrouver Lisa Gherardini. Elles consistent en des ondes radar qui traversent le sol pour détecter d’éventuelles tombes cachées dans le couvent. Ensuite, les chercheurs vont extraire les os qui sont compatibles avec ce que l’on connaît de Lisa Gherardini : âge, traces d’éventuelles maladies, date de décès, etc.
Ils vont ensuite procéder à une datation au carbone 14 et à une analyse de l’ADN, extraite de ses os, pour la comparer à celle de ses enfants enterrés dans une basilique à Florence.
Une fois sûrs de l’identité de la dépouille, les fragments de son crâne serviront à une reconstruction faciale selon les méthodes de la police scientifique. Et c’est cette reconstruction faciale qui sera le résultat tant attendu, et qui permettra de savoir si Lisa Gherardini est, ou non, le modèle ayant servi à Leonard de Vinci pour réaliser sa fameuse Joconde.

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