En attendant… : Gestion du provisoire

Pour les fidèles lecteurs du billet « hors-jeu », de notre cher et chef de service Hassan Benadad, en déplacement pour quelques jours pour des raisons professionnelles, on a choisi, S.B et T.Q, comme titre, pour le billet « par intérim», « En attendant…» Cela veut dire, dans notre rubrique sport, en attendant le retour de H.B, mais aussi en attendant un avenir meilleur pour le sport national. Un sport où les éternels dirigeants n’en finissent pas de cultiver la gestion du «provisoire ». Que ce soit du football, de l’athlétisme ou du tennis, pour n’en citer que ces derniers, qui constituent nos sports ambassadeurs au niveau international, mais aussi nos géants aux pieds d’argile, force est de constater que la gestion, souvent provisoire, de ces derniers, laisse à désirer.
La déroute du football, par exemple, n’est une surprise pour personne, même pour ceux qui s’intéressent de loin à cette discipline. Tout le monde sait pourquoi. Seuls nos dirigeants s’obstinent à ne rien vouloir entendre. La sourde oreille quoi ! Face aux échecs, ils ont leur propre version des choses et leur propre diagnostic des maux. Admettre ses torts et rendre le tablier ne fait pas partie de la culture de nos dirigeants. Il faut dire que chez ces gens-là, on n’aime pas démissionner. Au contraire, on accumule les fonctions pour être beaucoup plus populaire que la discipline elle-même et beaucoup plus riche que ce qu’elle pourrait rapporter. Dans l’athlétisme, c’est le même constat. Seulement, chez la famille de l’athlétisme, on court beaucoup plus vite.
Depuis les temps de Saïd Aouita jusqu’à nos jours, les performances des athlètes marocains ont toujours été limités aux exploits individuels. Autrement dit, on ne pense pas stratégie et travail de base. Résultat : gravir les échelons et atteindre le rang mondial relève du parcours de combattant. Arriver à ce niveau demande de la patience et de l’endurance, qualités d’un athlète, mais pas de nos dirigeants.
Le tennis, autrefois sport de luxe, gagne de plus en plus de terrain, grâce à nos grands champions Younès El Aynaoui, K.Alami et H.Arazi. Et là aussi, ce sont nos champions qui ont contribué à la vulgarisation de cette discipline avec leurs propres moyens. L’enfant de Rabat en sait quelque chose. Et il n’est pas le seul. Bahia Mouhtassine aussi. Notre représentante dans les grands tournois internationaux a souffert avant de conquérir le coeur d’un sponsor. Pour dire que certains de nos responsables sont tout sauf des dirigeants. Car un dirigeant doit, avant tout, être responsable, avoir l’étoffe d’un gestionnaire, d’un visionnaire et surtout, d’un homme de sport qui aime le sport pour le sport et rien d’autre.

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