Entre effarement et espoir !

Entre effarement et espoir !

Bien des maux nous guettent, voire nous rongent ce qui pourrait nous pousser à l’inertie, à la résignation mais l’envie d’y croire et de se battre est si forte qu’en définitive c’est le désir d’agir qui nous tient. Oh pas tous bien évidemment et nombre de nos compatriotes, de nos représentants, notamment politiques, nous ont encore montré leur capacité à flatter nos instincts les plus bas.

Le monde semble plus que jamais aller à vau-l’eau, certes depuis le début de l’humanité les hommes n’ont cessé de se faire la guerre, bien souvent d’ailleurs au nom des religions, censées pourtant aider au vivre-ensemble. Tueries, crimes contre l’humanité, pogroms ont ponctué l’histoire du monde, pourquoi l’époque que nous connaissons n’a-t-elle pas su tirer les leçons de ces désastres et aller vers plus de paix, plus d’entente, plus d’Humanité justement. Le progrès aurait dû nous y aider, nous y inciter or il a au contraire été utilisé par les esprits malfaisants pour devenir l’instrument du mal. Les nouvelles technologies en sont hélas le triste exemple qui sont mises à profit pour corrompre les esprits, armer les bras, semer la désolation. Ce mois de Ramadan a encore porté son triste lot de haine.
Notre pays –Dieu merci- représente un îlot de stabilité dans cet océan de troubles, ce qui bien évidemment nous vaut jalousie et ennemis.

J’ai traversé ce mois sacré de façon paradoxale, côtoyant les plus démunis mais agissant avec les plus engagés. Bien des maux nous guettent, voire nous rongent ce qui pourrait nous pousser à l’inertie, à la résignation mais l’envie d’y croire et de se battre est si forte qu’en définitive c’est le désir d’agir qui nous tient. Oh pas tous bien évidemment et nombre de nos compatriotes, de nos représentants, notamment politiques, nous ont encore montré leur capacité à flatter nos instincts les plus bas.
Engagé depuis mon adolescence et comptant aujourd’hui l’expérience qui permet le recul, je veux en donner le fruit à notre jeunesse et voudrais le partager avec vous :
«Arriver à un niveau d’engagement extrêmement profond, à un degré avancé d’expérience dans l’associatif opère une mutation réelle de sa propre personnalité, de sa vision du monde…». Une transformation assez paradoxale en fait : entre espoir et doute, entre foi et désarroi, entre confiance et frayeur.

En vérité on en arrive à appréhender le coeur de la société, le coeur de l’être humain et ce que l’on découvre est à la fois effrayant et beau…

Dire que l’on ne change pas serait faux ! Lorsque l’engagement et la participation active à la vie de la Cité deviennent pour vous une seconde peau, vous sont aussi vitaux et naturels que l’air que vous respirez, alors vous atteignez un niveau de lucidité cruel dans sa crudité. C’est à la fois effarant et douloureux tout en étant transcendant : vous côtoyez le pire et le meilleur, l’ingratitude et la reconnaissance, le beau et le laid, la trahison et le dévouement, l’euphorie et le sordide, vous êtes soumis au dénigrement le plus crasse Dieu merci compensé par les multiples témoignages d’amitié, vous vous sentez d’une force capable de soulever des montagnes et/ou d’une impuissance incommensurable…

Vous gagnez en modestie mais vous perdez en naïveté, en illusions… vous apprenez aussi à ne pas penser que vous avez toujours raison… bref vous devenez «autre».
À celui ou celle qui arrive à ce stade, d’être capable d’y puiser la volonté qui donne l’envie et la force de continuer.
Peut-être est-ce cela que l’on appelle tout simplement -et en mesurant la portée de chaque mot- «le dépassement de soi»».

 

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