Haine’ternet

Haine’ternet

Les recruteurs de la mort trouvent toutes les failles qui traversent notre société pour s’y infiltrer : ils proposent à des jeunes qui estiment avoir raté leur vie, de réussir leur mort… pire, de réussir leur seconde vie, celle de l’au-delà !

Ce mot est de Driss Jaydane -philosophe et écrivain d’une rare sensibilité – et il résume bien ce que nous sommes en train de vivre actuellement.
Nous savions avec l’apparition du Net que notre vie allait être bouleversée de fond en comble, mais avions-nous mesuré à quel point le génie du mal ancré en l’Homme réussirait à en faire un tel outil de destruction, en si peu de temps ?

Il ne s’agit ni de rejeter le progrès ni même de remettre en cause les énormes bienfaits de cette invention, mais plutôt de reconnaître que nous sommes dépassés et qu’hélas nos enfants en sont devenus les premières victimes. Les responsabilités sont largement partagées et nous n’avons pas su «apprivoiser» l’outil qui aujourd’hui nous échappe. Nous avons en fait enfanté un monstre qui dévore les cerveaux des plus fragiles à la vitesse grand V. Le mal le plus visible est ce rôle d’embrigadement qui est devenu le sien, utilisé par des cerveaux malveillants et destructeurs : «haine’ternet», tout est résumé en ce mot !
Car c’est bien la violence, la détestation de l’Autre, la barbarie… qui aujourd’hui règnent en maîtres sur la Toile… Discours, propagande, vidéos… les recruteurs de la haine utilisent avec maestria le Web pour embrigader nombre de jeunes…

Comment protéger nos jeunes, les mettre en garde, leur donner les instruments pour résister à ce lavage de cerveau et au passage à l’acte ?
Tel est le sujet d’actualité, urgent, que le Café Politis a choisi de traiter ce jeudi 24 mars -en entrée libre à 19h à l’ESCA. Car s’il est un constat sur lequel les spécialistes s’accordent, c’est bien celui qui prouve que ce n’est nullement dans les mosquées que se fait le «travail de radicalisation» mais bel et bien via Internet…
Certes, pas uniquement et c’est aussi «sur le terrain», notamment là où l’exclusion sévit que les jeunes les plus fragiles peuvent être sensibles aux sirènes KIOSQUESdes terroristes même s’il faut insister sur le fait que tout jeune vivant dans la relégation n’a pas vocation à sombrer dans le piège de la radicalisation, et que des jeunes parfaitement insérés socialement ne sont pas immunisés contre l’embrigadement… !
Toujours est-il que le danger est là !

Les recruteurs de la mort trouvent toutes les failles qui traversent notre société pour s’y infiltrer : ils proposent à des jeunes qui estiment avoir raté leur vie, de réussir leur mort… pire, de réussir leur seconde vie, celle de l’au-delà ! Ils jouent également sur le besoin d’appartenance de nombre de jeunes auxquels nous ne parvenons plus à offrir un groupe, une identité, une nation dans lesquels se retrouver. La barbarie n’est jamais justifiable mais nous ne pouvons nous défausser de nos responsabilités collectives et individuelles, nous ne pouvons laisser la «haine’ternet» détruire notre jeunesse et nos sociétés sans réagir.
A chaque virus son anti-virus, il est urgent de trouver celui qui l’anéantira avant qu’il ne nous détruise.
Il est vital d’agir pour protéger notre jeunesse, il nous faut -entre autres- investir le Net pour l’entourer d’une «ceinture de protection» et ne pas laisser le terrain à ceux qui savent le transformer en centre de recrutement et de formation au service de la barbarie !

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