Hors-jeu : 2M, Lino Bacco et le foot

Notre confrère de 2M Lino Bacco, qui est aussi italien que marocain, a édité un livre sur le football qui mérite d’être cité pour plusieurs raisons. D’abord ce n’est pas tous les jours que l’histoire de notre football est mémorisée avec précision dans des oeuvres dignes de ce nom.
Les ouvrages qui relatent les péripéties de cette discipline depuis le début du siècle dernier se comptent sur le bout des doigts. Encore faut-il rappeler que cette histoire a été relatée souvent en arabe et que les rares livres en français ont été écrits par des acteurs français qui ont été impliqués directement dans le football national.
L’ouvrage très documenté de Lino Bacco a le mérite aussi d’être parrainé par la deuxième chaîne nationale, confirmant ainsi sa vocation d’acteur avéré dans la promotion de notre football et de notre sport en général. 2M, il faut bien l’avouer, demeure parmi les rares sponsors qui continuent à contribuer au financement des clubs. Le partenariat signé avec le raja et le WAC pour la retransmission des matchs génère à ces deux clubs une source financière permanente. Encore faut-il que le groupement national de football (GNF) rembourse rapidement l’argent qu’il perçoit de 2M aux ayants droit : les deux clubs casablancais. Un retard qui ne s’explique pas car le GNF n’est pas censé utiliser cet argent comme dépôt dans ses comptes puisqu’il revient de facto aux clubs qui ont signé le contrat avec 2M.Une chaîne qui s’investit dans le sport de plusieurs manières, que ce soit en Tennis ou en football, et qui vient de parrainer l’annuaire du football marocain et mondial signé par Lino Bacco. Un travail de qualité qui brasse près d’un siècle de football mondial et où l’histoire du football marocain est infiniment détaillée. On y trouve le palmarès du championnat depuis sa première édition, de la coupe du trône, de la coupe Mohammed V et de la coupe Hassan II. Le football maghrébin, africain, et mondial figure en bonne place dans ce livre avec la présence de l’équipe nationale aussi bien dans les matchs officiels qu’amicaux.
Cet ouvrage mérite d’être lu et constitue un outil intéressant pour les jeunes journalistes sportifs et un régal pour les fans du football. Quant à ceux qui critiquent l’ouvrage pour ses pages publicitaires, cela relève vraiment du ridicule, car il faut bien financer l’impression et la collecte de l’information et des photos. Ceci étant, Lino Bacco n’a nullement besoin de l’autorisation de la fédération pour écrire un livre sur le football, car, tout simplement, l’histoire n’appartient à personne. Le droit d’auteur n’a jamais été appliqué à l’histoire, sinon l’histoire du Maroc, du monde, du football, de la science et autres ne sera jamais écrite.

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