Hors-jeu : Des confessions révélatrices

Notre confrère et ami Mustapha Badri, directeur d’Al «Mountakhab», est connu depuis longtemps pour être un professionnel aguerri du journalisme sportif. C’est un homme de terrain qui ne lésine pas sur les moyens pour aller guetter l’information partout dans le monde. Celui qui a commencé comme un photographe avec un appareil de fortune est l’exemple de réussite d’un autodidacte têtu. Il était au Caire ces derniers jours pour assister à une réunion de la CAF en tant que membre de la commission d’information de cette instance.
Ce qui ne l’a pas empêché d’exercer son métier en allant discuter avec le président de la FIFA, Joseph Blatter, présent lui aussi au Caire pour inaugurer le siège de la CAF. Mais Badri, avec son flair, n’a pas réalisé d’interview avec Blatter et a choisi sciemment un autre membre de la FIFA qui s’appelle Mohamed Hammam. Pour ceux qui ne le connaissent pas ou qui l’ont oublié, Hammam est ce Qatari qui a voté contre la candidature du Maroc au Mondial 2006. À l’époque, cette position d’un Arabe a choqué les Marocains, qui l’ont accusé de tous les maux. Notre confrère Badri a choisi de l’interviewer pour lui évoquer cet épisode et autres maux du football arabe dont la première partie figure dans Al Mountakhab de cette semaine.
Lisez cette interview-vérité d’un homme qui se découvre avec un raisonnement convaincant et une personnalité qui n’est pas du tout antipathique comme on le croit. Il explique son vote par la fragilité du dossier marocain qui a été présenté à trois reprises avec les mêmes données et les mêmes voeux. Il n’a pas du tout tort, du moment qu’après les déceptions, politiques et sportifs s’accordent à dire que le Maroc n’avait rien construit pour donner du concret aux gens de la FIFA.Il n’était pas, non plus, loin de la réalité quand il a évalué la situation du football et du sport arabes avec une analyse directe et sans ambages:  » la gestion du sport dans le monde arabe est devenue une affaire soumise aux ordres et aux instructions des autorités d’en haut.
Ce faisant les compétences ont déserté ou ont été évincées pour les remplacer par des intrus» On dirait que Hammam vit au Maroc pour faire le constat que font depuis longtemps la presse et les sportifs. Il n’a pas encore tort quand on sait qu’un des responsables du dossier de la candidature du Maroc n’avait même pas reconnu le membre de la FIFA qui était assis à côté de lui lors d’une compétition. Un membre qui s’appelle : Mohamed Hammam. Ce dernier encore très objectif dans son raisonnement, affirme à notre confrère Badri que le Maroc est favori pour le Mondial 2010. À condition, bien sûr, que notre pays accroisse ses infrastructures qui, selon Hammam, sont la base des critères de sélection de la FIFA. Ce n’est pas encore trop tard pour commencer aujourd’hui.

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